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[Image : A propos de l'ADEA]

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Bref aperçu de l'ADEA


 

L'ADEA

Forum pour le dialogue politique sur l'éducation en Afrique subsaharienne

Réseau de professionnels, de praticiens et de chercheurs dans le domaine de l'éducation

Partenariat entre ministères de l'éducation et organismes de coopération au développement

Catalyseur pour les réformes de l'éducation

 

Qu'est-ce que l'ADEA ?


L'ADEA est avant tout un forum pour le dialogue sur les politiques éducatives.
Un de ces objectifs principaux est de favoriser les échanges et de renforcer les liens entre ministères africains
de l'éducation et organismes de coopération et de développement.


L'ADEA est un forum qui s'efforce de promouvoir des partenariats efficaces entre les deux principaux groupes constitutifs qui la composent - d'une part les ministères africains de l'éducation et de la formation, d'autre part leurs partenaires techniques et financiers externes.

L'un des principes qui sous-tendent la philosophie de l'ADEA est de considérer que la responsabilité du développement de l'éducation incombe aux gouvernements des pays africains. C'est pourquoi l'ADEA s'efforce d'encourager un processus qui responsabilise pleinement les ministères africains de l'éducation et familiarise les organismes de financement avec le concept d'appropriation nationale. Les activités de l'ADEA sont axées autour du renforcement du dialogue sur les politiques entre gouvernements et organismes de développement, entre gouvernements eux-mêmes et entre organismes de développement. Elles visent également à développer les capacités institutionnelles et techniques africaines en établissant des réseaux d'échange d'informations et en diffusant les enseignements tirés des stratégies et des innovations réussies. Toujours dans cet esprit, l'ADEA encourage et soutient également les échanges régionaux, sous-régionaux et transnationaux ainsi que les partenariats avec la société civile.

Comment fonctionne l'ADEA ?

L'ADEA est dirigée par un Comité directeur composé de dix ministres africains de l'éducation et de représentants de la plupart des organismes de développement multilatéraux, bilatéraux et privés œuvrant dans le secteur de l'éducation en Afrique. En dehors de sa fonction dirigeante, le Comité directeur de l'ADEA est également une instance de coordination entre organismes de financement, entre ministères africains de l'éducation et entre ces deux composantes.

Les dix ministres de l'éducation qui siègent au Comité directeur constituent le Bureau des ministres de l'ADEA. Ils sont nommés pour quatre ans par le Forum des ministres, qui réunit l'ensemble des ministres de l'éducation d'Afrique subsaharienne. Les ministres sont choisis par région - Afrique de l'Ouest, Afrique de l'Est, Afrique centrale, Afrique australe et Océan Indien. Le renouvellement des membres du Bureau se fait par rotation des pays, selon l'ordre alphabétique. Le Bureau des ministres (qui se réunit deux fois par an) ainsi que le Forum des ministres (qui se rencontre à l'occasion des biennales de l'ADEA) servent de cadres de concertation et de consultation sur les défis et les opportunités de développement de l'éducation en Afrique.

Le Secrétariat de l'ADEA assure la coordination des GT, facilite la communication interne et externe de l'ADEA, organise les biennales et les réunions du comité directeur de l'ADEA, développe et met à jour des bases de données sur l'éducation en Afrique et coordonne certaines activités et programmes tels que le programme d'échanges intra-africains.

Historique

L'association a été créée en 1988, sous l'appellation DAE : Bailleurs de fonds pour l'éducation en Afrique. Son mandat initial était tiré des recommandations d'une étude de la Banque mondiale de 1988, intitulée L'Education en Afrique subsaharienne : pour une stratégie d'ajustement, de revitalisation et d'expansion. La DAE avait pour mission de poursuivre le dialogue sur les politiques initié par cette étude et de servir de cadre à une meilleure coordination des organismes de développement. Elle était alors gérée par le département du développement humain de la région Afrique de la Banque mondiale.

L'association s'est rapidement agrandie pour intégrer la plupart des organismes de développement multilatéraux, bilatéraux et privés. Il est vite apparu que, sans l'implication active des ministères africains de l'éducation, l'efficacité d'une telle collaboration serait limitée. En 1992, cinq ministères africains de l'éducation ont donc été invités à siéger au Comité directeur.

La même année, un Secrétariat indépendant de petite dimension est ouvert à Paris ; il est hébergé dans les locaux de l'Institut international de planification de l'éducation (IIPE) de l'UNESCO. Ce déplacement a pour objectif de développer un sentiment d'appartenance partagé par tous les membres de l'ADEA - ministres africains comme bailleurs de fonds.

Afin de mieux refléter le partenariat entre ministres et organismes de développement, l'appellation de l'association sera modifiée en 1995 et DAE devient ADEA : Association pour le développement de l'éducation en Afrique.

En 1997, le nombre de ministres qui siègent au comité directeur de l'ADEA passe de sept à dix.

1988 -Création des Bailleurs de fonds pour l'éducation en Afrique (DAE).
1992

-Transfert de la DAE de la Banque mondiale (Washington) à l'IIPE (Paris).
-Le Comité directeur s'élargit pour intégrer un Bureau des ministres.
-L'association évolue pour devenir un partenariat entre organismes de développement et ministères de l'éducation.

1995 -La DAE change de nom et devient ADEA, Association pour le développement de l'éducation en Afrique.
1997 -Le Bureau des ministres passe à dix membres.
-A compter de cette date, toutes les biennales se tiendront en Afrique.

L'ADEA et le dialogue sur les politiques

Pour l'ADEA, le dialogue sur les politiques est au cœur du processus de soutien aux pays africains engagés dans un travail de réforme de leurs systèmes éducatifs. Les programmes et activités mis en œuvre par le Secrétariat de l'ADEA et ses groupes de travail assurent la promotion de ce dialogue. Les biennales de l'ADEA en représentent les moments forts.

Les biennales ont pour vocation d'encourager un dialogue franc et ouvert entre ministères africains de l'éducation, organismes de développement et autres chercheurs et spécialistes de l'éducation. Ces débats sont essentiels et constituent le fil conducteur des futures activités de l'association. Les questions professionnelles de fond dominent l'ordre du jour de ces réunions. Ils vont très au-delà de préoccupations plus formelles comme l'approbation d'un programme de travail ou la signature d'une déclaration ou d'une charte. Chaque biennale est centrée autour de thèmes porteurs liés aux enjeux majeurs pour l'éducation en Afrique.

Le dialogue sur les politiques est également favorisé par les séminaires du comité directeur de l'ADEA, qui ont pour principal objectif la discussion, à un haut niveau (ministres africains et agences membres de l'association), de thèmes prioritaires pour l'éducation. Parmi les sujets traités dernièrement figurent : les nouvelles initiatives et tendances de la coopération au développement dans le domaine de l'éducation, le financement de l'éducation, l'avenir des groupes de travail de l'ADEA dans le contexte africain actuel et les activités de suivi pour l'amélioration de la qualité de l'éducation.

L'ADEA encourage également la coopération et le dialogue régional et sous-régional. En fonction des besoins exprimés par le Bureau des ministres africains, l'ADEA organise des réunions techniques et des conférences ministérielles sous-régionales sur des sujets d'intérêt commun afin d'étayer la coopération entre pays. Les thèmes suivants ont été traités en 2003, 2004 et 2005 : l'éducation et le VIH/SIDA ; les NTIC dans le secteur de l'éducation ; l'éducation en situation de conflits et post-conflits ; l'enseignement secondaire ; les enseignants contractuels ; l'enseignement bilingue et en langue maternelle ; l'éducation pour les populations rurales. Par ailleurs, l'ADEA entretient des liens de partenariat avec les institutions et réseaux régionaux dans le but de renforcer les capacités africaines. Elle favorise également le partage d'expériences entre pays grâce à son programme d'échanges intra-africains.

Les groupes de travail de l'ADEA

Les groupes de travail de l'ADEA cultivent eux aussi le dialogue sur les politiques, autour de priorités éducatives identifiées comme telles par les pays africains.

Ils apportent à l'ADEA une perspective irremplaçable sur des questions spécifiques. Ils entreprennent un travail exploratoire et cherchent des voies pour améliorer la performance du secteur dans leurs domaines respectifs. Structurés et gérés selon des modalités différentes, les groupes de travail mènent en général des activités de recherche, de renforcement des capacités, de plaidoyer et de réseautage.

L'ADEA fonctionne actuellement avec onze groupes de travail. Le pilotage en est assuré par des organismes de développement, des ministères africains de l'éducation ou d'autres organisations africaines. La coordination des activités relève parfois d'une agence spécialisée, telle l'UNESCO, ou d'une institution africaine. Ces groupes de travail (dont l'organisme leader et/ou coordonnateur est mentionné entre parenthèses) œuvrent dans les domaines suivants :

- l'analyse sectorielle en éducation (piloté par UNESCO - IIPE) ;
- la communication pour l'éducation et le développement (piloté par l'Agence norvégienne de développement [Norad], et coordonné à partir du Centre ouest-africain des médias et du développement [WANAD], basé à Cotonou, Bénin);
-le développement de la petite enfance (piloté par le ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas) ;
-l'éducation non formelle (piloté par la Direction du développement et de la coopération [DDC], Suisse, en collaboration avec l'UNESCO) ;
-l'enseignement à distance et l'apprentissage libre (piloté par le ministère de l'Education de Maurice et le BREDA) ;
- l'enseignement supérieur (piloté par l'Association des universités africaines [AUA], à Accra) ;
-les finances et l'éducation (coordonné par le CODESRIA, à Dakar) ;
-les livres et le matériel éducatif (piloté par le Department for International Development [DFID], Royaume-Uni et coordonné à partir de READ, Johannesburg) ;
-la profession enseignante (piloté par Secrétariat du Commonwealth) ;
-les statistiques de l'éducation (piloté par le ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas et coordonné par l'UNESCO Harare et Dakar) ;
-l'enseignement des mathématiques et des sciences (piloté par le ministère de l'Education, des Sciences et de la Technologie du Kenya et l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et coordonné par l'Association pour le renforcement des mathématiques et des sciences en Afrique de l'Ouest, de l'Est, centrale et australe (SMASSE-WECSA).

Les activités de l'ancien groupe de travail sur la participation féminine (GTPF) ont été absorbées au sein du Forum des éducatrices africaines (FAWE) qui continue d'être impliqué dans les activités de l'ADEA en tant que groupe de travail émancipé et membre associé.

L'ADEA met également en place des groupes ad hoc chargés de mener un travail exploratoire sur un sujet transversal.

Le groupe ad hoc sur le VIH/SIDA a été constitué pour apporter son appui au partage d'informations sur les stratégies et pratiques qui atténuent l'impact de la pandémie dans le secteur de l'éducation.

Le groupe ad hoc sur la qualité, créé en 2002, a réalisé une vaste étude sur l'amélioration de la qualité de l'éducation en Afrique subsaharienne. Cette étude a servi de base aux discussions de la biennale 2003 de l'ADEA.

Le groupe ad hoc sur l'éducation post-primaire, mis en place en 2004, s'intéresse à l'enseignement secondaire et à la préparation à l'insertion professionnelle.

Enfin, le groupe ad hoc sur le dialogue politique répond aux besoins de formation dans les domaines de la concertation, de la négociation, de la communication, de la prévention et de la résolution des conflits.

Les groupes de travail et les groupes ad hoc cherchent à promouvoir la coopération entre organismes et à développer un consensus pour garantir la cohérence et la coordination de leurs activités. Certains groupes ont contribué, au sein de gouvernements et d'organismes de développement, à réorienter les débats sur les politiques éducatives concernant des sous-secteurs (tels que l'enseignement supérieur et l'éducation non-formelle). D'autres ont sensibilisé les ministres à des questions essentielles (équité et genre, communication, petite enfance, manuels scolaires). Dans le domaine du renforcement des capacités, les GT ont apporté un appui aux ministères pour la mise en place de systèmes d'information statistiques, de procédures de suivi des processus budgétaires et de politiques de communication.

Autres programmes et activités

L'approche praxique étant au cœur des principes de travail de l'ADEA, son programme d'activités inclut la production et la diffusion d'une série de documents rendant compte d'expériences africaines réussies dans le domaine de l'éducation en Afrique. Rédigés par des auteurs venant des pays concernés, ces documents pragmatiques décrivent comment un gouvernement s'est attaqué à un problème précis. Figurent parmi les sujets traités : la réforme de la formation initiale des maîtres en Guinée, l'éducation des nomades au Nigéria, le programme de lecture dans le primaire de la Zambie ; la stratégie du Faire-Faire au Sénégal ; l'enseignement bilingue au Niger ; la pratique de la réflexion critique dans la formation des enseignants en Namibie ; l'amélioration de la qualité de l'éducation en Mauritanie. L'ADEA incite également les ministères africains de l'éducation à identifier les initiatives réussies dans leur pays, à les évaluer et à analyser les raisons de leurs succès. Cette approche praxique a été appliquée pour le Bilan prospectif de l'éducation en Afrique (1998-1999), l'exercice sur les stratégies de généralisation de politiques et pratiques réussies (2000-2001), l'initiative Identifier des réponses efficaces au VIH/SIDA (2000-2001) et l'exercice sur la qualité de l'éducation (2002-2006). Ces différentes initiatives ont permis de recenser un nombre important d'expériences nationales accessibles à partir du site web de l'ADEA.

Le partage des compétences africaines est une préoccupation centrale, l'ADEA a conçu le programme d'échanges intra-africains pour encourager le développement de capacités régionales.

Afin de renforcer le leadership local, l'ADEA encourage aussi la coordination nationale des organismes de financement et, selon les besoins, apporte son soutien dans ce domaine.

Un domaine prioritaire de réflexion pour l'ADEA - et sa contribution spécifique à l'éducation pour tous (EPT) - est l'amélioration de la qualité de l'éducation. Deux biennales de l'ADEA ont exploré ce sujet. Aujourd'hui, le travail d'approfondissement se poursuit sur le terrain à travers des pôles de qualité inter-pays.

L'ADEA est persuadée qu'un des moyens efficaces d'appuyer le développement de l'éducation est d'encourager la communication sur ce thème. En 2001, l'ADEA a créé le Prix africain du journalisme d'éducation Akintola Fatoyinbo qui récompense les meilleurs articles sur l'éducation écrits par des journalistes africains et publiés dans la presse africaine. l'ADEA espère par ce biais intéresser les journalistes à l'éducation et susciter des débats publics sur les défis que doivent affronter les systèmes éducatifs africains.

L'ADEA a également développé des bases de données sur l'éducation en Afrique.
PRISME (Système d'information sur les programmes et projets en éducation) est une base de données sur les principaux programmes et projets éducatifs africains bénéficiant d'un financement externe. PRISME permet aux ministres d'obtenir des informations sur ce qui se passe dans leurs pays et dans l'ensemble du continent africain et aux organismes de financement de mieux savoir ce que fait chacun.
ADEA Profile contient des informations détaillées sur toutes les activités de l'ADEA, notamment les activités des groupes de travail.
CV-Experts est un répertoire de spécialistes de l'éducation africains qui renferme des informations sur leurs domaines de compétences.
Deux autres bases de données sont en cours d'élaboration. La première regroupera toutes les institutions régionales et sous-régionales ayant des activités liées au développement de l'éducation en Afrique et la deuxième les besoins et demandes des ministères africains de l'éducation.

Le financement de l'ADEA

Deux grands mécanismes assurent le financement de l'ADEA : la première source de financement est constituée des cotisations que les partenaires au développement doivent verser à l'association pour être membres du Comité directeur. Par ailleurs, l'ADEA reçoit des contributions de ses partenaires au développement. Ces ressources, lorsqu'elles ne sont pas alloués à des groupes de travail ou à des activités spécifiques, viennent alimenter le budget général qui sert à financer les activités de dialogue sur les politiques et de coopération régionale et sous-régionale, les activités des groupes de travail et des groupes ad hoc, les programmes de gestion des connaissances, de publication et de communication ainsi que le fonctionnement du Secrétariat.

Qui peut participer aux activités ?

Les deux principales composantes de l'ADEA sont les ministres africains de l'éducation et les organismes de développement. Si la participation aux réunions du Comité directeur et celles du Bureau ou du Forum des ministres est restreinte, l'ADEA accueille dans ses autres réunions des organismes et des professionnels intéressés par les questions inscrites à l'ordre du jour. Sa vocation à servir de tribune pour la promotion du dialogue sur les problèmes de l'éducation en Afrique impose une large ouverture à toutes les parties prenantes de manière à garantir un réel impact à long terme et à parvenir à des résultats positifs concrets.

L'ADEA met en œuvre divers mécanismes pour toucher différents publics. C'est ainsi que les biennales ciblent avant tout les décideurs, car leur rôle est essentiel pour l'élaboration et la mise en œuvre des politiques éducatives et pour guider le programme d'activités de l'ADEA et de ses groupes de travail. Par ailleurs, grâce à ses publications et aux activités menées à travers ses groupes de travail, l'ADEA réussit à atteindre les praticiens et autres parties prenantes de l'éducation qui œuvrent au niveau des écoles ou des communautés.

Participer aux activités de l'ADEA est un excellent moyen de se tenir au courant de l'état de l'éducation en Afrique. L'ADEA est un réseau favorisant le partage des meilleures pratiques et des enseignements tirés, entre ministres et fonctionnaires des ministères de l'éducation, professionnels de l'éducation, chercheurs et partenaires au développement. L'expérience montre cependant que la plus-value apportée par l'ADEA se situe avant tout dans son approche " réseau ", qui favorise les échanges informels et novateurs. C'est sur cette base que se bâtit la confiance, que se renforce l'appropriation des processus de réforme éducative par les gouvernements et que se construisent de nouvelles relations partenariales entre les ministères de l'éducation et leurs partenaires techniques et financiers.

Pour toute autre information, merci de contacter :

Association pour le développement de l'éducation en Afrique (ADEA)
Institut international de planification de l'éducation (IIPE)
7-9 rue Eugène Delacroix, 75116 Paris, France
Tel: +33/(0) 145 03 7757
Fax: +33/(0) 145 03 3965
Couriel: adea@iiep.unesco.org
Site Internet: http://www.adeanet.org

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