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Financement de léducation en Afrique subsaharienne : rétrospectives et perspectives
Sommaire de la revue de littérature du Groupe de travail sur les finances et l'éducation


Dans le cadre du lancement de ses activités, le Groupe de travail sur les finances et l'éducation (GTFE) a entamé une revue de la littérature pour faire le point de l'existant sur les mécanismes de financement et sur la gestion financière des systèmes éducatifs Africains. Cette revue, réalisée par deux consultants, MM. Coulibaly Medjomo et Beedeeanun Conhye, a un double objectif :

  1. identifier les mécanismes, les procédures et processus de financement et de gestion ainsi que les différents acteurs intervenant dans ces processus ;
  2. avoir une meilleure compréhension des expériences sous-régionales en matière de mobilisation et de gestion des ressources allouées à l'éducation.

Plus spécifiquement, l'étude s'est attachée à : (i) faire l'inventaire des différents mécanismes de financement, des expériences en matière de partage des coûts et du rôle joué par les différents intervenants (Etat, secteur privé, ONG, bailleurs de fonds, etc.) ; (ii) examiner dans quelle mesure les mécanismes ont été adaptés pour améliorer l'accès et la qualité de l'éducation.

La revue de littérature a aussi permis au Groupe de travail de cibler des domaines prioritaires de recherche.

Les procédures budgétaires

Plusieurs faiblesses ont été relevées :

  • les limites de la méthode incrémentielle de budgétisation : Cette méthode de budgétisation, de loin la plus connue et la plus utilisée dans les pays d'Afrique subsaharienne, n'encourage pas l'utilisation optimale des ressources ;
  • le manque de coordination dans la préparation du budget ;
  • le rôle prépondérant du ministre des finances dans les négociations budgétaires et la marge de manouvre très étroite dont dispose le ministre de l'éducation pour négocier le montant de l'enveloppe budgétaire de son ministère ;
  • le faible niveau du taux d'exécution du budget.

On note toutefois, plusieurs tentatives de réformes amorcées au Burkina Faso, en Guinée, en Zambie et au Zimbabwe, pour introduire progressivement d'autres méthodes de budgétisation telles que la méthode de budgétisation par programme.

Les stratégies de financement

La raréfaction des ressources publiques a conduit certains pays à rationaliser leurs systèmes d'allocation des ressources et à mettre en oeuvre des stratégies alternatives de financement de l'éducation. Parmi ces stratégies figurent :

  • la maîtrise des coûts unitaires par une gestion plus rationnelle des ressources (humaines, matérielles et financières) ;
  • le financement de l'éducation par les ménages, les entreprises et les ONG à tous les niveaux (primaire, secondaire, supérieur) ;
  • l'incitation au développement de l'enseignement privé ;
  • le développement de systèmes de prêts aux étudiants ;
  • la diminution des aides sociales.

Les mécanismes de financement

Le poids du service de la dette des pays, la faiblesse des capacités et l'absence de cohérence des politiques de financement sont des contraintes importantes au financement de l'éducation en Afrique subsaharienne. La revue ajoute que :

  • au niveau décisionnel, les choix politiques et stratégiques reflètent rarement les plans sectoriels de développement nationaux ;
  • la capacité de négociation des pouvoirs publics à faire prévaloir les orientations nationales est faible ;
  • les capacités techniques et locales en matière de programmation et d'exécution budgétaire sont faibles ;
  • il n'y a pas d'information fiable et actualisée sur l'élaboration des budgets ;
  • les capacités institutionnelles de mise en oeuvre, de contrôle et de suivi du budget sont insuffisantes ;
  • les plans de développement et les stratégies de financement ne sont pas articulés.

Les axes de recherche future

Le financement de l'éducation en Afrique est un domaine encore peu exploré par la recherche. Or celle-ci pourrait éclairer les décideurs nationaux à l'affut de stratégies alternatives de mobilisation et d'allocation rationnelle des ressources.

La revue conclut en proposant des sujets d'investigation parmi lesquels figurent : (i) remise de la dette et conversions de dette en faveur de l'éducation : dimensions économiques, socio-politiques et risques encourus ; (ii) efficacité et équité des modes d'allocation des ressources entre les différents niveaux du système éducatif (primaire, secondaire et supérieur) ; (iii) conditions de faisabilité de prêts aux étudiants et incidences sur les dépenses d'éducation ; (iv) éducation, ajustement structurel et décentralisation : options politiques et implications en termes de financement local ; (v) capacité de financement des ménages et politiques de partage et de recouvrement des coûts dans l'enseignement primaire : rationalité, efficacité et équité.

Coffi Rémi Noumon
Coordonnateur du Groupe de travail
sur les Finances et l'éducation




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modifiée : le 14 mars 2001