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[Image : Lettre d'information de l'ADEA]

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Foire internationale du livre au Zimbabwe


Le groupe de travail sur les livres collabore à l’organisation d’une « Indaba »(1)

Plus de 200 exposants provenant de 36 pays se sont réunis à Harare pour participer à la Foire internationale du livre du Zimbabwe (ZIBF) qui s’est tenue les 26 et 27 juillet 1996. La plus importante foire du livre organisée en Afrique a accueilli de nombreux séminaires, ateliers et tables rondes sur différents aspects de la production des livres. Le Groupe de travail de l’ADEA sur les livres et le matériel éducatif a été associé de près à cet événement en collaborant avec ZIBF pour l’organisation d’une Indaba sous le thème de la « Politique nationale du livre : la clé du développement du livre à long terme ».

Les années précédentes, les thèmes de ces Indabas avaient été Le droit d’auteur et Liberté et expression. La participation de l’ADEA à la Foire de 1996 était particulièrement opportune en raison de la pertinence du thème de cette année – La politique du livre – par rapport au plan d’action du Groupe de travail. L’ADEA a donc collaboré étroitement avec le secrétaire exécutif de ZIBF, Trish Mbangan, à l’élaboration du programme en proposant des conférenciers pour l’Indaba, et en présidant des séances inscrites au programme.

La collaboration étroite entre le Groupe de travail de l’ADEA et ZIBF au déroulement de l’Indaba a contribué à réunir un contingent de plus de 150 responsables de politiques, conseillers techniques et/ou professionnels, provenant de toutes les régions d’Afrique. L’Indaba a ainsi marqué un jalon dans le développement du livre africain en offrant aux ministres de l’Education et de la Culture, aux secrétaires généraux(2), aux professionnels du secteur de l’éducation (enseignants, bibliothécaires, spécialistes de l’alphabétisation, responsables de manuels), aux représentants du secteur commercial (éditeurs, libraires, imprimeurs, distributeurs) et aux écrivains et rédacteurs une occasion unique d’échanger des idées et des points de vue.

Les ministres Edmund Garwe (Zimbabwe), Mamadou Ndoye (Sénégal), Mateus Katupa (Mozambique) et Alpar Wurie (Sierra Leone) étaient présents.

En outre, un nombre important d’organismes de l’ONU intéressés par la question du livre ou de l’édition, d’instituts de recherche, de réseaux d’éditeurs africains et d’organismes de financement(3) étaient là.

L’Indaba a ainsi rassemblé une vaste gamme d’opinions provenant de divers groupes intéressés aux différents aspects de la chaîne du livre et a permis de débattre en profondeur des problèmes que suscite l’établissement d’un cadre plus propice à l’alphabétisation.

L’ADEA avait aussi un kiosque à la Foire où étaient présentées des publications de l’ADEA et de ses organismes membres (dont l’agence finnoise pour le développement international, Agence suédoise pour le développement international et l’Overseas Development Administration britannique. La lettre d’information de l’ADEA et le dépliant du Groupe de travail sur les livres et le matériel éducatif ont suscité un intérêt considérable auprès des visiteurs de la ZIBF ; enseignants, bibliothécaires et éditeurs ont posé de nombreuses questions sur les activités de l’ADEA.

Rencontre technique

Après la Foire du livre, le 28 juillet, le groupe de travail a organisé une rencontre technique pour permettre aux participants d’approfondir certaines des questions soulevées au cours de l’Indaba. On s’est intéressé notamment aux aspects financiers de la politique du livre, qui occupent actuellement une place si importante dans le plan d’action du groupe de travail. Des rapports d’étape ont été présentés sur deux études entreprises par le Groupe de travail, Les aspects économiques de la publication de matériels éducatifs en Afrique et La rentabilité de la publication en langues nationales.

Il a été particulièrement utile que le groupe de travail puisse discuter des priorités de son plan d’action avec les membres du Réseau des éditeurs africains (APNET), son organisme partenaire. Parmi les membres d’APNET présents à cette réunion, il y avait Victor Nwankwo, président, et un certain nombre de représentants nationaux d’APNET, dont Woli Decansey et Richard Crabbe (Ghana), Moshoeshoe Chadzingwa (Lesotho), Hamidou Konate (Mali), Jane Katjavivi (Namibie), Ansu Momoh (Sierra Leone), et Walter Bgoya et Elieshi Lema (Tanzanie).

La Foire de 1996 a marqué un jalon important vers la formulation de politiques du livre en Afrique, non seulement parce que l’Indaba a constitué une occasion unique pour les décideurs et les spécialistes de l’édition et de la production d’ouvrages de se rencontrer, mais aussi parce qu’il a permis de démontrer l’importance d’établir des réseaux. A cet égard, l’ADEA est ressortie comme un facilitateur de premier plan, en mesure de réunir les secteurs public et privé de l’éducation, notamment sur des sujets inter-ministériels et intersectoriels comme celui de la politique du livre où une approche holistique s’avère essentielle. Les liens plus étroits tissés à Harare entre l’ADEA, APNET et ZIBF constituent un important précédent pour la collaboration future sur des sujets d’intérêt commun. La Foire de cette année a donc été un événement historique à plusieurs égards !

Carew Treffgarne

Leader du Groupe de travail de l’ADEA sur les livres et le matériel éducatif

(1) « Indaba » veut dire « conférence » ( langue Bantoue) .

(2) des pays suivants : Lesotho, Mali, Mozambique, Namibie, Sénégal, Sierra Leone, Tanzanie, Ouganda, Zambie et Zimbabwe

(3) APNET ; Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA) ; DSE (Deutsche Stiftung für Internationale Entwicklung) ; Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (OAA ou « FAO ») ; Institut africain international ; Association des éditeurs de l’Afrique de l’Ouest ; Agence norvégienne de coopération pour le développement (NORAD); Overseas Development Administration britannique ; Agence suédoise de développement international (ASDI) ; Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).


L’éducation des filles : de la politique à l’action Compte-rendu de la troisième assemblée générale du FAWE à Nanyuki

La troisième assemblée générale du Forum des éducatrices africaines (FAWE) a eu lieu à Nanyuki, au Kenya, les 25 et 26 juillet 1996. L’événement a réuni 80 pour cent des membres de plein droit de l’organisme, soit des femmes de vingt-sept pays africains occupant un poste de ministre de l’Éducation, recteur d’université ou un autre poste de haut niveau concerné par la politique en matière d’éducation.

Cette rencontre a été unique à de nombreux égards. C’était la première fois que l’assemblée générale de l’organisme se tenait sur le sol africain. La présence de représentants de onze chapitres nationaux (Burkina Faso, Ethiopie, Gabon, Guinée, Ghana, Kenya, Malawi, Seychelles, Sierra Leone, Afrique du Sud et Zambie) a témoigné de l’expansion et de l’influence des activités du FAWE. Chaque chapitre a fait un exposé formel sur ses activités.

Les partenaires présents à l’assemblée générale à titre d’observateurs ont participé, avec les membres du FAWE, à une discussion en table ronde où ils ont confirmé leur engagement et leur appui continus envers l’organisme dans la recherche de solutions aux questions liées à l’éducation des filles en Afrique.

De la politique à l’action

Les membres ont passé en revue les activités du FAWE au cours des trois dernières années et ont élaboré des stratégies pour l’avenir. Jusqu’ici, les activités du FAWE ont consisté pour l’essentiel à faire un examen des politiques relatives à l’éducation des filles. Pour l’avenir, il est impératif que l’organisation évolue vers des interventions centrées en particulier sur les faibles taux de participation et taux de réussite des filles africaines à l’école et sur la contribution des coûts de l’éducation à ces deux phénomènes.

De l’avis des membres, pour que le FAWE soit plus efficace et ait une influence plus marquée sur l’éducation des jeunes filles, il est essentiel que soient établis des partenariats avec les principaux intervenants en éducation. Les chapitres nationaux du FAWE pourraient constituer un maillon d’importance capitale pour définir les questions prioritaires au niveau local, susciter de nouvelles idées sur la façon d’aborder les problèmes existants, rechercher et diffuser des renseignements sur les bonnes pratiques et, enfin, promouvoir une plus grande participation des filles dans tous les domaines de l’éducation.

Nouveau partenariat avec les médias

C’est avec les médias africains que s’est créé le partenariat le plus récent. Avant la tenue de l’assemblée générale, des professionnels des médias de dix-huit pays africains se sont réunis en atelier durant deux jours, sous le thème du « Rôle des médias à l’appui de l’éducation des jeunes filles et des femmes pour le développement ». L’atelier visait à sensibiliser les participants aux questions et aux préoccupations touchant l’éducation des filles et à favoriser la collaboration entre le FAWE. Au terme de la rencontre, les participants, qui comprenaient des journalistes de la presse écrite, de la radio et des médias populaires, se sont engagés, entre autres choses, à produire des reportages et d’autres émissions en vue de soutenir la cause de l’éducation des filles. Cet engagement s’est trouvé immédiatement concrétisé lorsque les professionnels des médias présents à l’assemblée générale à titre d’observateurs ont transformé l’événement en un vaste plateau de production de nouvelles et de reportages.

Présentation du premier prix Agathe Uwiligiyimana

Le point culminant de l’assemblée générale a été la remise du premier prix Agathe Uwiligiyimana à trois récipiendaires provenant du Kenya, du Ghana et du Malawi. Ce prix vise à récompenser des contributions novatrices à l’éducation des femmes en Afrique. Au Kenya, le prix a été décerné au Centre Materi pour filles (Materi Girls Centre) pour la créativité dont il a fait preuve en rapprochant l’école et la communauté. Le centre a adopté une approche holistique en apportant son soutien aux jeunes mères adolescentes et à leurs enfants jusqu’au niveau post-secondaire. Le Centre pour mères adolescentes (Teenage Mothers Centre) d’Abiriw, au Ghana, a reçu un prix pour l’aide qu’il apporte aux mères adolescentes sur les plans du bien-être et de l’acquisition de compétences en vue de leur intégration dans la société. Le Théatre pour le développement (Theatre for Development), un projet de l’université du Malawi, offre un cadre pour la collecte et la diffusion de l’information à l’intention de collectivités rurales du Malawi. Les trois lauréates ont reçu un certificat, une sculpture ainsi que 6000 $EU.

C’est dans une atmosphère sérieuse mais détendue que les membres du FAWE et les partenaires de l’organisme ont exprimé, devant l’Afrique et le reste du monde, leur engagement et leur détermination à solutionner la crise que traverse l’éducation des femmes en Afrique. Dans la synthèse qu’elle a faite devant l’assemblée, Katherine Namuddu, conseillère scientifique principale à la Fondation Rockefeller, a rappelé le besoin toujours présent de conclure des partenariats. Elle a invité le FAWE à tisser des liens étroits avec les filles elles-mêmes dans le cadre de clubs et d’autres activités se rattachant à l’école. Selon elle, la troisième assemblée générale du Forum des éducatrices africaines a réaffirmé que « le mandat de l’organisme revêt toujours une importance capitale et son approche a toujours un caractère stratégique ».

Forum des éducatrices africaines
(FAWE)




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modifiée : le 16 mars 2001