>Page d'accueil
> Règlement
> Le jury
> Partenaires
> Envoyez vos articles
> Communiqués de presse
> Séjour d'études
> Rapports
> Les lauréats
> Les articles gagnants
> Les modules de formation
> Chronique annuelle du Prix africain du journalisme d’éducation
> Le GT COMED
> ADEA

 

Le GT COMED

Pour l’Afrique, le 21e siècle sera riche en défis éducatifs. Les initiatives d’éducation pour tous, d’élargissement de l’accès, d’amélioration de la qualité et de renforcement des capacités, sans parler des ressources et des réformes nécessaires à leur concrétisation, obligeront les différents acteurs et partenaires de l’éducation à s’impliquer et à dialoguer. L’instauration de partenariats propices au développement de l’éducation ne peut pas faire l’économie de la communication – pour partager des informations, établir des relations de confiance, encourager les bonnes volontés ou renforcer la coopération. Il faut communiquer, mais comment ?

La « communication pour l’éducation » est, en dehors du champ pédagogique, un concept relativement nouveau. Considérée par certains comme une activité parallèle, marginale ou contextuelle sans rapport véritable avec la mission première de l’éducation, elle gagne pourtant peu à peu du terrain, surtout lorsqu’il s’agit d’élargir le soutien aux politiques et aux réformes de l’éducation et d’inciter la société civile, les parents, les enseignants, les élèves et les bailleurs à s’impliquer. Pour autant, les interventions restent ponctuelles et liées aux média : conférences de presse des ministres ou déplacements officiels couverts par la télévision ; démentis ministériels ; annonces occasionnelles à la radio ou à la télévision ; ou encore couverture d’activités de projet ou célébration de manifestations éducatives. N’y a-t-il vraiment rien d’autre à communiquer sur l’éducation ?

Qu'est-ce que le Groupe de travail sur la communication pour l’éducation et le développement ?

Le programme COMED (Communication pour l’éducation et le développement) a été lancé en 1998 pour participer à la construction de consensus nationaux et renforcer le soutien de la société civile aux programmes et aux politiques d’éducation. En 2002, le COMED est devenu un groupe de travail de l’ADEA.

Le groupe de travail est constitué de quatre grands groupes : ministères de l’éducation, au travers de leurs services de communication ou d’information; médias spécialistes des questions d’éducation ; chercheurs et formateurs en communication ; et organismes de développement œuvrant dans les domaines d’activité du groupe du travail.

Le COMED reçoit le soutien de la Banque mondiale, du Centre ouest africain des média et du développement (WANAD) et du Fonds fiduciaire norvégien pour l’éducation en Afrique.

Le groupe de travail a comme agence leader l'Agence norvegienne de coopération au développement (NORAD). Le centre WANAD agit comme organisme de coordination.

Quels sont les objectifs du groupe de travail ?

Le groupe de travail, s’attache notamment à renforcer les capacités de communication institutionnelle des ministères de l’éducation ; à améliorer la compréhension que les médias ont de l’éducation et à élargir la couverture qu’ils lui accordent ; à créer des réseaux de journalistes et de chargés de communication spécialistes de l’éducation ; à favoriser l’établissement de partenariats pour la promotion de l’éducation en Afrique. Ce faisant, le groupe de travail contribue aussi au développement de l’éducation en Afrique, en associant la formulation et la mise en œuvre de politiques éducatives à une approche stratégique de communication. Il contribue à l’instauration de structures de communication au sein des ministères. Il oeuvre à un plus grande visibilité de l’éducation en tant que secteur crucial du développement, grâce à une sensibilisation durable du public ; en instaurant des relations de confiance entre les médias, les partenaires de l’éducation et les ministères susceptibles de consolider les politiques et les programmes éducatifs.

Que fait le groupe de travail ?

Les activités du groupe de travail s’organisent autour de trois grands axes : le renforcement des capacités ; le réseautage ; et les activités de conseil.

Trois ateliers de formation sous-régionaux et nationaux ont été réalisés, destinés à plus de 200 chargés de communication de ministères de l’éducation et journalistes travaillant dans 30 pays africains : à Cotonou, pour l’Afrique de l’Ouest (13-18 septembre 1999) ; à Harare, pour l’Afrique australe et l’Afrique de l’Est (16-26 février 2000) ; et à Yaoundé, pour l’Afrique centrale et les pays de l’océan Indien (28 juin – 7 juillet 2000). Différentes réunions et présentations ont par ailleurs été organisées de 1999 à 2002 pour les ministères de l’éducation, afin de donner une assise politique au programme.

Ces ateliers de formation poursuivent deux grands objectifs: d'une part le renforcement des compétences professionnelles des participants d'autre part, l’instauration de relations de travail entre journalistes et chargés de communication au sein des ministères. Ils visent également à encourager la création de réseaux régionaux de professionnels de la communication. Le climat de méfiance, de frustration et d’hostilité a décidé les responsables du programme COMED à former en même temps les journalistes et les chargés de communication, afin de renforcer leur compréhension mutuelle et d’instaurer la confiance. Un programme de six modules a donc été mis au point à cet effet, qui prévoyait par ailleurs de sensibiliser les participants à l’utilité d’Internet comme instrument de recherche et de maillage.

Le programme COMED a mis en œuvre un certain nombre d’autres activités : (i) un atelier de formation pilote organisé en avril 2000 à Dakar (Sénégal) pour les journalistes spécialistes de l’éducation et les chargés de communication sénégalais ; (ii) le financement des frais de déplacement de journalistes venus assurer la couverture de plusieurs manifestations sur l’éducation – comme la biennale de l’ADEA et la Conférence subsaharienne sur l’ETP (Johannesburg, décembre 1999), le Forum mondial sur l’éducation (Dakar, avril 2000), la Foire internationale du livre du Zimbabwe (août 2000) ou la biennale de l’ADEA à Arusha (Tanzanie, 2001) ; (iii) l’organisation, pendant la biennale de l’ADEA à Arusha (Tanzanie, 2001), d’une séance plénière sur les « Stratégies de communication pour promouvoir l’éducation » ; (iv) un cours de formation sous-régional destiné aux journalistes de plusieurs pays francophones d’Afrique sur l’exploitation des statistiques de l’éducation (Dakar, juin 2001) ; (v) une assistance technique à l’Assemblée nationale du Bénin à l’occasion des consultations nationales relatives à un projet de loi sur la réforme de l’éducation ; et (vi) le soutien à la Fédération africaine des associations de parents d’élèves (FAPE) pour l’élaboration – dans le cadre de son programme « L’École des parents » – d’une stratégie et d’un programme de communication destinés à son réseau.

Depuis sa reconnaissance officielle, le groupe de travail poursuit les objectifs qui lui ont été fixés, à plusieurs niveaux : (i) participation à l’université d’été de l’IIPE sur la gestion des projets éducatifs (Paris, juillet 2002) ; (ii) couverture de la Conférence internationale sur le développement de la petite enfance (Asmara, Érythrée, octobre 2002) ; (iii) couverture du FAPED et du MINEDAF VIII (Dar-es-Salaam, Tanzanie, 2002) ; (iv) participation à l’atelier national sur la réforme éducative et la communication (ministère de l’éducation, Djibouti, janvier 2003) ; (v) publication d’une revue électronique : le Bulletin en ligne de l’éducation africaine (African Education Bulletin Online), qui sert aussi de forum de discussion sur Internet ; (vi) conception d’un projet pilote concernant la communication à propos du VIH/SIDA dans l’éducation et impliquant la production de vidéo en kiswahili et une recherche pilote sur le terrain au Bénin ; (vii) couverture de la Conférence sur l’enseignement secondaire en Afrique, Kampala, Uganda , en juin, 2003 ; (viii) couverture de l’atelier sur les questions de genre et l’investissement en Education , de l’UNICEF et la Banque mondiale, à Ouagadougou, Burkina Faso en juin 2003 ; et (ix) couverture de la conférence de la Banque mondiale et du GT sur l’enseignement supérieur de l’ADEA, à Accra, Ghana, septembre, 2003.

Le groupe de travail et son réseau de journalistes et de chargés de communication ont un rôle fondamental à jouer dans l’éducation pour tous (EPT) et les autres campagnes éducatives menées au niveau régional et national. La nature transversale de toute opération de communication renforce encore les possibilités de collaboration entre le COMED, les autres groupes de travail de l’ADEA et autres institutions et parties prenantes œuvrant pour la promotion de l’éducation en Afrique.

Le prix africain du journalisme d’éducation Akintola Fatoyinbo

Le COMED a pris une part active à la conception et à la gestion du Prix africain du journalisme d’éducation créé par l’ADEA en 2001. Ce prix vise plusieurs objectifs : encourager les journaliste africains à rédiger des articles intéressants et fiables sur l’éducation ; encourager les journaux africains à publier régulièrement des rubriques ou des suppléments sur l’éducation ; favoriser la constitution d’un réseau de journalistes africains spécialistes des questions d’éducation ; renforcer les liens entre l’ADEA et les médias africains. En 2003, ce prix a été rebaptisé Prix africain du journalisme d’éducation Akintola Fatoyinbo.

Comment communiquer avec le groupe de travail :

Prof. Alfred OPUBOR
Coordinateur
Comed Program-Wanad Center
B.P. 378
Cotonou, BENIN
Tél: +229 31 34 54
Fax: +229 31 28 70
E-mail: alfredopubor@yahoo.com
Site : comed@wanad.org

 

NB: Pour plus d'informations sur le programme COMED, consultez La lettre d'information de l'ADEA