Brèves
de l'ADEA de décembre 2004
Enseigner dans un monde frappé par le SIDA
Le bureau régional de l’UNESCO à
Harare (Zimbabwe) a organisé à Harare, du 29 novembre
au 1 er décembre 2004, un colloque sous-régional
sur le thème « Enseigner dans un monde frappé
par le sida ». Le colloque a été organisé
en étroite collaboration avec la division de l’UNESCO
pour la formation des enseignants et l’ADEA.
Les participants ont identifié cinq besoins
essentiels :
- diffuser des informations à propos de l’initiative
mondiale sur l’éducation à la prévention
du VIH/sida ;
- accorder une attention accrue au rôle des
enseignants dans la prévention ;
- mobiliser les universités pour la recherche
et la formation des enseignants ;
- adopter de nouveaux modes de gestion du personnel
face au VIH/sida ;
- resserrer les liens entre les écoles et les
communautés locales.
Des représentants des ministères de l’éducation
et de l’enseignement supérieur, des syndicats d’enseignants
et du conseil national pour le sida ont assisté à cette
réunion, aux côtés d’enseignants du Zimbabwe
et de participants venus du Botswana, du Malawi, du Mozambique, de
la Zambie et du Zimbabwe.
>
Le Groupe ad hoc de l'ADEA sur le VIH/SIDA
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Deuxième consultation mondiale
sur l'éducation dans les situations de crise ou de reconstruction
Le réseau inter-agences pour l’éducation
en situation d’urgence (INEE) a organisé la deuxième
consultation mondiale sur l’éducation dans les situations
de crise ou de reconstruction au Cap (Afrique du Sud), du 2 au 4 décembre
2004.
L’ADEA a pris part aux débats, dans le
cadre du suivi de la conférence ministérielle organisée
en juin 2004 à Mombasa (Kenya) sur l’éducation
dans les pays en situations de crise.
Outre la table ronde ministérielle organisée
par le secrétariat du Commonwealth et l’ADEA, cette réunion
a été l’occasion d’annoncer à un
large public la sortie de l’ouvrage « Normes minimales
d’éducation dans les situations d’urgence, de crises
et aux premières heures de la reconstruction ».
Ce document propose des lignes directrices pour le maintien d’un
niveau minimal de qualité et d’accès à
l’éducation. C’est aussi un puissant outil pour
sensibiliser les organismes humanitaires, les pouvoirs publics et
les populations frappées par une crise à la place centrale
que doit occuper l’éducation dans les interventions humanitaires.
Créé en 2000 dans le sillage du Forum
mondial sur l’éducation de Dakar, l’INEE est un
réseau ouvert qui réunit des agences des Nations unies,
des ONG, des membres de communautés, des praticiens, des experts,
des bailleurs de fonds et des chercheurs décidés à
œuvrer ensemble pour garantir le droit à l’éducation
dans les situations de crise et de reconstruction post-conflit. Grâce
à des actions de sensibilisation et de communication, au partage
d’informations et à la diffusion de matériels,
l’INEE contribue à une collaboration accrue pour apporter
des réponses éducatives efficaces pendant des situations
de crise ou de reconstruction post-conflit.
> Normes minimales d’éducation
dans les situations d’urgence, de crises et aux premières
heures de la reconstruction , site web de INEE : www.ineesite.org
( en anglais seulement)
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Réunions
externes à l'ADEA |
La reconnaissance des acquis de l'expérience
professionnelle à l’honneur à l'UNESCO
Le 9 décembre dernier, l’ADEA participait
à un séminaire international sur la reconnaissance des
acquis de l’expérience professionnelle organisé
à Paris par la Commission nationale de la France pour l’UNESCO.
Ce séminaire a rassemblé des représentants
venus des cinq continents (Afrique, Amérique du Nord et du
Sud, Europe et Asie) et des principales agences multilatérales
et bilatérales, ONG et associations.
Plusieurs problématiques ont été
abordées, de la mise en place de cadres nationaux d’accréditation
à la coordination des différents types de programmes
en passant par les compétences à valider. Les jalons
d’une future collaboration sur ces questions entre pays et organismes
spécialisés ont ainsi été posés.
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L’ADEA resserre ses liens avec
le groupe de réflexion des ONG sur l’EPT
Le 13 décembre dernier, à l’invitation
du groupe de réflexion des ONG sur l’EPT, l’ADEA
a participé à une réunion organisée au
siège de l'UNESCO à Paris, au cours de laquelle elle
a pu présenter les activités du GT ad hoc de l'ADEA
sur la qualité de l’éducation. Ont été
évoqués les travaux préparatoires de la biennale
2003 de l’ADEA, consacrée à l’amélioration
de la qualité de l’éducation de base en Afrique
subsaharienne, ainsi que les activités de suivi de la
biennale.
Les discussions ont porté sur le rôle
des pouvoirs publics, de la société civile et des ONG
pour améliorer les programmes d’alphabétisation
au niveau des écoles. Conscients de leur communauté
d’intérêts, les deux organismes cherchent à
collaborer : le groupe de réflexion des ONG sur l’EPT
a ainsi été invité à participer aux travaux
préparatoires de la prochaine biennale de l’ADEA.
A cet effet, le groupe de réflexion des ONG
sur l’EPT doit identifier et décrire des expériences
concrètes menées dans le domaine de l’amélioration
qualitative des programmes d’alphabétisation au niveau
des écoles et des classes.
>
Le Groupe ad hoc de l'ADEA sur la qualité
>
Le Groupe de réflexion des ONG sur l'EPT
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Le Sénégal procède
à la 5 ème revue du Programme décennal de l’éducation
et de la formation (PDEF)
Le Sénégal a procédé, les
7 et 8 décembre 2004, à Dakar, à la 5ème
revue annuelle de la Phase I (2000-2004) du Programme décennal
de l’éducation et de la formation (PDEF) sous la présidence
du ministre de l’Education le Professeur Moustapha Sourang entouré
des quatre ministres délégués en charge de l’éducation.
Cinq allocutions ont été prononcées
à l’ouverture officielle des travaux par le coordonnateur
du PDEF, le chef de file des bailleurs de fonds, le représentant
des collectivités locales, le ministre de l’Education
et celui de l’Economie et des Finances.
La revue a procédé à une évaluation
critique de la mise en œuvre du PDEF au cours de la Phase I tout
en mettant en exergue les acquis et insuffisances. Elle a, d’autre
part, envisagé les perspectives du programme pour la Phase
II. S’il ne fait aucun doute que des progrès notables
ont été accomplis dans le domaine de l’accès
(le taux brut de scolarisation est passé de 69% en 2000 à
80% en 2004) , du recrutement des Volontaires de l’Education
(VE), de la réduction du fossé entre filles et garçons
à l’école élémentaire et du financement,
il n’en demeure pas moins vrai que des insuffisances notoires
ont été constatées dans le domaine de la qualité
de l’enseignement et des apprentissages, de l’enseignement
supérieur et de la gestion du système dans un contexte
de décentralisation et de déconcentration.
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Le Mali, le Niger, la Guinée
et le Burkina Faso se concertent sur la formation des enseignants
et la promotion de l’enseignement bilingue
Quels sont les obstacles à la généralisation
de l’enseignement bilingue ? Les stratégies pour
la formation des enseignants à l’enseignement bilingue ?
Ces questions ont été au centre des débats entre
spécialistes de l’éducation venus du Mali, du
Niger, de la Guinée et du Burkina Faso au cours d’un
atelier qui s’est tenu du 16 au 18 décembre dernier à
Ouagadougou.
Le Secrétaire exécutif de l’ADEA
était présent à cette rencontre organisée
par l’UNESCO et le Ministère de l’Enseignement
de Base et de l’Alphabétisation (MEBA) du Burkina Faso.
L'atelier s’est notamment penché sur
la formation des enseignants et sur les obstacles à la généralisation
de l’enseignement bilingue (coûts et sources de financement,
reproduction des manuels didactique, mobilité des enseignants,
défis posé par l’extension géographique
et linguistique).
Il a été recommandé à la
fin de l’atelier de créer un cadre de concertation entre
pays engagés dans le développement de l’enseignement
bilingue afin de consolider les acquis encore fragiles.
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