Brèves
de l'ADEA de novembre 2004
-1- Pleins feux sur l’enseignement
supérieur privé
Alors que l’enseignement privé occupe
une place de plus en plus importante en Afrique, un forum de politique
sur l’enseignement supérieur privé en Afrique
a fort opportunément été organisé les
2 et 3 novembre 2004 à Accra (Ghana).
Ce forum, organisé par le groupe de travail
de l’ADEA sur l’enseignement supérieur (GTES) en
collaboration avec l’Institut international de planification
de l’éducation (IIPE) et l’Association des universités
africaines (AUA), a permis aux parties prenantes et aux délégués
venus de dix pays (Afrique du Sud, Bénin, Ghana, Kenya, Mali,
Nigéria, Ouganda, Sénégal, Tanzanie et Zimbabwe)
d’échanger points de vue et expériences.
Parmi les thèmes abordés :
- les relations entre les secteurs public et privé
- la question des normes et de l’accréditation
- les lacunes en matière de recherche
- l’efficacité des institutions réglementaires
- la problématique de l’offre transfrontalière
et l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
>
Pour plus d'informations sur le GTES
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-2- L’ADEA à Kigali pour
son comité directeur
Le comité directeur de l’ADEA s’est
réuni à Kigali du 17 au 19 novembre 2004.
La réunion a fait le bilan des activités
de l’année écoulée et approuvé le
programme pour 2005. L’ADEA a également pris la mesure
des progrès réalisés par les pays africains,
cinq ans après le Forum mondial sur l’éducation
de Dakar et 10 ans avant l’échéance fixée
pour la réalisation de l’éducation pour tous.
Il s’agissait pour les membres de l’ADEA de discuter des
défis à relever et des stratégies à mettre
en œuvre afin de renforcer la contribution de l’ADEA à
la réalisation de l’EPT.
>
Communiqué de presse
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-3- L’ADEA approuve la mise
en place de deux nouveaux groupes de travail : maths et sciences,
et post-primaire
Lors de sa dernière réunion à
Kigali, au Rwanda, le comité directeur de l’ADEA a décidé
de la mise en place de deux nouveaux groupes de travail : un groupe
de travail ad hoc sur l'éducation post-primaire et un groupe
de travail sur l'enseignement des mathématiques et des sciences.
L’accès au secondaire va devenir un enjeu
politique et social majeur pour de nombreux pays africains dont les
programmes pour l’enseignement primaire universel (EPU) ont
été couronnés de succès. Une offre adéquate
nécessite de concevoir des modèles d’enseignement
secondaire adaptés aux ressources et aux besoins des contextes
africains, de se pencher sur la pertinence des apprentissages, de
diversifier les formes d’enseignement secondaire et de développer
des politiques de coûts compatibles avec les projets de massification.
Le groupe de travail sur le post-primaire aura pour mission d’approfondir
ces questions. Il s’intéressera également à
la préparation à l'insertion professionnelle des jeunes.
L’enseignement des mathématiques et les
sciences est un catalyseur pour le développement industriel
et technologique. Malgré cela, une offre de qualité
dans ce domaine n’existe pas dans de nombreux pays africains.
Même lorsqu’il y a des enseignants qualifiés et
des équipements et des matériaux adéquats, les
résultats des élèves ne sont pas toujours à
la hauteur. Le nouveau groupe de travail aura pour mission d’œuvrer
vers l’amélioration de la qualité de l’enseignement
des mathématiques et des sciences en Afrique subsaharienne.
Il sera piloté par le ministère de l’Education,
des Sciences et de la Technologie du Kenya et l'Agence japonaise de
coopération internationale (JICA) et coordonné par l’Association
pour le renforcement des mathématiques et des sciences en Afrique
de l’Ouest, de l’Est, centrale et australe (SMASSE-WECSA).
Le coordonnateur du nouveau groupe de travail est M. Bernard Njuguna,
président de SMASSE-WECSA.
> Pour plus
d'informations sur SMASSE-WECSA : http://www.smasse-wecsa.org
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-4- Louis Steven Obeegadoo est élu
président du Bureau des ministres de l’ADEA
S.E. M. Louis Steven Obeegadoo, ministre de l’Education
et de la Recherche scientifique de Maurice, a été élu
président du Bureau des ministres de l’ADEA le 16 novembre
à Kigali.
Il succède à S.E. M. Daniel Ona-Ondo,
ancien ministre de l’Education du Gabon qui a été
nommé ministre de la Poste et des Télécommunications
à la suite d'un remaniement ministériel en septembre
2004. S.E. Mme Jeanne d’Arc Mujawamariya, secrétaire
d’Etat du Rwanda pour l’éducation, a été
élue vice-présidente du Bureau des ministres.
Le Bureau des ministres de l’ADEA est composé
de dix ministres de l’Education représentant les cinq
sous-régions d’Afrique subsaharienne : l’Afrique
de l’Ouest, l’Afrique de l’Est, l’Afrique
centrale, l’Afrique australe et l’Océan indien.
Les dix membres du Bureau siègent au Comité directeur
de l’ADEA.
>
Communiqué de presse
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-5- A Bamako, décideurs, agences
de développement, société civile et syndicats
s’intéressent aux enseignants contractuels
L’ADEA, l'Internationale de l'éducation,
la Banque mondiale et le ministère de l’Education du
Mali ont organisé une conférence conjointe sur les enseignants
contractuels, qui s’est déroulée à Bamako
(Mali) du 21 au 23 novembre 2004.
Cette conférence a permis :
- d’identifier les principales difficultés
liées à l’embauche d’enseignants contractuels
dans les pays francophones d’Afrique
- de discuter de solutions pour aider les pays à
concevoir des stratégies en vue de parvenir à l’éducation
de qualité pour tous d’ici 2015 et ce, d’une
manière viable
- d’encourager les pays à collaborer,
en partageant leurs bonnes pratiques
- d’inciter au dialogue sur les politiques
entre différentes parties prenantes.
Grâce à ces trois journées de débat,
les participants venus de 12 pays différents ont pu approfondir
et élargir leurs échanges de vue sur les défis
liés à l’instauration de cette nouvelle catégorie
professionnelle d’enseignants non fonctionnaires.
La conférence a réuni des représentants
de ministères de l’éducation, des finances, de
l’emploi et de la fonction publique ainsi que des leaders syndicaux
et des dirigeants d’associations de parents d’élèves
de ces 12 pays. Plusieurs agences de coopération au développement
et des groupes de la société civile avaient également
envoyé des représentants.
>
Le communiqué final de la conférence
> Pour plus d’informations
sur la conférence, veuillez consulter le site Internet de l’ADEA
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-6- Education bilingue et enseignement
dans la langue maternelle : bilan en cours
Dans le cadre de la préparation de la conférence
qui sera organisée en mai prochain en Namibie, l’Institut
de l’UNESCO pour l’éducation (IUE, Hambourg) et
l’ADEA se sont associés pour procéder à
un bilan de l’expérience des pays africains en matière
d’éducation bilingue. Une première réunion
s’est tenue en novembre 2004 à Dakar, dans le cadre d’un
séminaire sur l’édition dans les langues locales
intitulé « Les livres : un enjeu pour l’éducation
pour tous. Quelle politique éditoriale pour les langues africaines »
(voir brève infra ).
La recherche-bilan sur l’éducation bilingue
et l’utilisation des langues locales en Afrique a été
lancée fin novembre 2004. Elle s’intéressera en
priorité à l’enseignement dans la langue maternelle
(ELM) et à l’éducation bilingue (EB) en Afrique
subsaharienne, afin de réunir des informations pour les décideurs
qui se rencontreront à la conférence du mois de mai.
Celle-ci sera organisée en coopération avec la GTZ.
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-7- Le Pôle qualité inter-pays
de l’ADEA sur l’éducation bilingue définit
son programme et ses objectifs pour 2005
L’atelier organisé pour le Pôle
qualité inter-pays de l'ADEA sur l'éducation bilingue
s'est déroulé à Dakar le 25 novembre 2004
et a réuni des représentants du Burkina Faso, du Cameroun,
du Niger et du Sénégal ainsi que leurs partenaires de
l’Institut de l’IUE/UNESCO et de l’Académie
africaine des langues (ACALAN). Cet atelier a permis :
- d’identifier les besoins de chaque pays
- de décrire les programmes en cours
- de revoir les différents modes de coopération
- de convenir des contributions du groupe à
la prochaine biennale de l’ADEA.
Plusieurs recommandations ont par ailleurs été
formulées :
- produire un document vidéo et une affiche
sur l’éducation bilingue
- supprimer l’apparente dichotomie entre les
langues locales et les langues officielles
- définir un environnement propice à
une éducation bilingue de qualité
- mettre en évidence de manière explicite
les liens entre l’utilisation des langues locales et un apprentissage
de qualité.
Les Pôles qualité inter-pays de l'ADEA
mettent en réseau les pays intéressés par un
thème considéré comme étant capital pour
l'amélioration de la qualité de l'éducation.
Ils mobilisent l'expertise régionale et internationale pour
accompagner les pays dans leurs recherches, expérimentations
et mises en oeuvre d'actions pour améliorer la qualité.
Ils favorisent également le dialogue politique autour
des thèmes choisis. Les résultats des travaux des pôles
seront présentés à la prochaine biennale de l'ADEA.
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-8- Le Pôle qualité inter-pays
de l’ADEA sur la formation professionnelle des enseignants et
la rénovation pédagogique démarre ses activités
La première réunion du Pôle qualité
inter-pays sur la formation professionnelle des enseignants et la
rénovation pédagogique s’est tenue à Bamako
(Mali) le 24 novembre 2004. Sept pays (Bénin, Burkina
Faso, Guinée, Niger, République du Congo, Togo et Zanzibar)
ont participé à ces travaux, aux côtés
de partenaires stratégiques (Centre Paul-Gérin Lajoie
de l’université du Québec à Montréal,
l’Institut de la Banque mondiale, l’institut international
pour le renforcement des capacités en Afrique et l’Université
virtuelle africaine).
Les coordonnateurs du groupe de travail sur la profession
enseignante (GTPE) et le secrétariat de l’ADEA étaient
également invités.
Le séminaire avait plusieurs objectifs : le
partage d’expériences, l’identification des besoins,
l’élaboration d’un programme de travail commun
et la préparation des contributions à la biennale 2005.
Chaque pays a fait le point sur la formation professionnelle et l’évaluation
des enseignants dans leurs pays respectifs; sur les projets en cours
ou prévus dans ce domaine ; sur les besoins d’assistance
pour la mise en œuvre de ces projets ; et sur des propositions
de coopération avec d’autres pays africains.
Les participants ont décidé de confier
au GTPE la coordination d’un bilan sur la formation des inspecteurs.
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-9- Le Mali accueille les coordonnateurs
du GT sur la profession enseignante
Les cinq coordonnateurs régionaux du groupe
de travail de l’ADEA sur la profession enseignante (GTPE) –
Jean Adotevi (Afrique de l’Ouest), Jeanne Simeon (Océan
Indien), Geoffrey Tambulukani (Afrique australe) Youssouf Adam (Afrique
centrale) et Christopher Acar (Afrique de l’Est) – se
sont réunis à Bamako le 25 novembre 2004. Martial
Dembélé, personne ressource pour le GTPE, et Virgilio
Juvane, coordonnateur général du GTPE, ont également
pris part à cette réunion.
Plusieurs points ont été abordés :
- le suivi de la conférence de Bamako sur les
enseignants contractuels
- la mise en œuvre du programme de travail 2005
- les activités prévues du Pôle
qualité inter-pays sur la formation professionnelle des enseignants
et la rénovation pédagogique
- le premier numéro de la Lettre d’information
sur la formation et la gestion des enseignants (TEMS), qui devrait
paraître courant 2005.
Tout en se conformant aux priorités de l’ADEA,
le GTPE s’efforcera d’accroître la participation
au niveau national en travaillant sur l’efficacité des
enseignants. Six grands engagements ont été identifiés :
- mobilisation des ressources
- recherches en appui à la prise de décision
politique
- appui au développement professionnel
- soutien au travail en réseau et aux échanges
- amélioration de l'accès aux
informations
- formation et publication.
>
Pour plus d'informations sur le GTPE
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-10- Neuf pays discutent des mérites
de l’édition et de la création de conseils nationaux
du livre en appui à l’EPT
Des éditeurs locaux, des ONG et des représentants
de ministères de l’éducation de neuf pays francophones
(Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire,
Guinée, Mali, Niger, Sénégal et Togo), se sont
réunis à Dakar du 26 au 30 novembre 2004 pour
discuter de la manière dont l’industrie du livre pourrait
mettre ses compétences au service de l’éducation
pour tous. Les participants ont étudié différentes
solutions pour assurer une offre durable de supports d’apprentissage
rédigés dans les langues nationales.
Le secrétaire exécutif de l’ADEA
a fait une présentation sur le bilinguisme et les politiques
et stratégies éducatives.
Les discussions ont porté sur différentes
questions, et notamment :
- les politiques éducatives vis-à-vis
des langues africaines
- les politiques d’édition et leur mise
en œuvre
- les coûts et le financement
- les partenariats public/privé
- les relations entre éditeurs et lecteurs
- la formation à l’édition dans
les langues locales
- la promotion de la lecture dans les langues africaines.
Cette réunion a été organisée
par l’ADEA, l’Agence internationale de la francophonie
(AIF), le réseau des éditeurs africains (APNET), l’ARED,
InWent (Capacity Building International, Allemagne) et l’IUE/UNESCO.
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-11- L’Angola abrite un séminaire
de l’ADEA sur le dialogue politique pour les pays lusophones
Le dialogue politique est devenu une condition déterminante
pour le succès des politiques éducatives en Afrique.
Depuis deux ans, l’ADEA organise, en collaboration avec le Bureau
international de l’éducation (BIE), des séminaires
de formation au dialogue politique. Deux séminaires ont été
organisés pour les pays francophones en 2003. Un troisième
séminaire a eu lieu du 29 novembre au 4 décembre, à
Luanda, en Angola, pour les pays lusophones et hispanophone. Le séminaire
a réuni des ministres de l’éducation, des directeurs
de la planification, des chargés de communication et d’autres
acteurs clés dans l’élaboration et la mise en
œuvre de politiques éducatives en provenance de cinq pays :
l’Angola, le Cap Vert, la Guinée Bissau, la Guinée
équatoriale et Sao Tomé et Principe.
Le séminaire a approfondi les concepts et outils
qui sous-tendent un bon dialogue politique. Parmi les sujets traités figurent
:
- le dialogue politique dans les réformes éducatives ;
- l’analyse sectorielle comme outil indispensable
pour le dialogue sur les programmes et les projets éducatifs ;
- les compétences et stratégies de communication ;
- le dialogue politique entre les ministères
de l’éducation et les ministères des finances ;
- le dialogue politique avec les partenaires externes
bilatéraux et multilatéraux
>
Communiqué de presse
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-12- La quatrième édition
du Prix africain du journalisme d’éducation est lancée
L’ADEA a lancé la quatrième édition
du Prix africain du journalisme d’éducation Akintola
Fatoyinbo.
Le concours a été déclaré ouvert à
Bamako, le 22 novembre 2005, au cours de la Conférence sur
les enseignants non fonctionnaires du primaire qui a réuni
plus de 150 personnes, y compris les ministres de l’éducation
de 13 pays francophones.
Cette année, pour la première fois, le
concours est ouvert aux journalistes de langue portugaise. La première
édition en langue portugaise a été inaugurée
le 2 décembre 2005, à Luanda, à l’occasion
d’un séminaire de formation au dialogue politique organisé
par l’ADEA pour les pays lusophones.
Le Prix africain du journalisme d’éducation
récompense chaque année les meilleurs articles écrits
sur l’éducation par des journalistes africains et parus
dans la presse africaine.
>
Communiqué de presse sur le lancement à Bamako
> Communiqué
de presse sur le lancement à Luanda
> Site web
du Prix africain du journalisme d’éducation
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La quête de la qualité : à l’écoute
des expériences africaines. Compte rendu de la biennale de
l’ADEA, Grand Baie, Maurice, 3-6 décembre 2003
Le compte rendu de la biennale 2003 de l’ADEA
vient d’être publié. La biennale 2003 s’était
intéressée à l’amélioration de la
qualité de l’éducation en Afrique subsaharienne.
Les séances ont approfondi de nombreux sujets parmi lesquels :
les politiques d’amélioration et de financement de la
qualité ; les stratégies et réformes au
niveau de l’école et de la classe ; le développement
professionnel des enseignants ; le renforcement de la pertinence
et de l’efficacité de l’apprentissage ; l’implantation
des réformes dans les écoles et dans les classes ;
la décentralisation et la diversification et le rôle
de la société civile et des communautés ;
le VIH/SIDA et la qualité de l’éducation.
Les lecteurs trouveront dans le rapport une liste de
tous les documents préparés dans le cadre de l’exercice
sur la qualité menée par l’ADEA en préparation
de la biennale.
>
ADEA, 2004, La quête de la qualité : à l’écoute
des expériences africaines, Compte rendu de la biennale de
l’ADEA, Grand Baie, Maurice, 3-6 décembre 2004 (Document
Pdf de 792 Ko.)
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