Qui sommes-nous et que faisons-nous ?

ADEA

Dialogue sur l’éducation pour le leadership et le changement

Un forum pour le dialogue politique sur l’éducation en Afrique

Un réseau de décideurs, de praticiens et de chercheurs

Un partenariat entre ministères de l’éducation et agences de développement

Un catalyseur des réformes éducatives

Une plateforme pour la promotion des connaissances, compétences et qualifications critiques

Qu’est-ce que l’ADEA ?

L’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA) est avant tout un forum de dialogue sur les politiques. Fondée en 1998 pour servir de cadre à une meilleure coordination des agences de développement, elle est devenue un partenariat entre les ministres africains de l’éducation et de la formation et leurs partenaires techniques et externes.

L’ADEA est avant tout un forum de dialogue sur les politiques éducatives. Elle sert de catalyseur de réformes, de politiques et de pratiques prometteuses à travers la mutualisation des réflexions, des expériences, des enseignements tirés et des savoirs. Sa principale raison d’être est d’encourager les échanges entre les ministères de l’éducation et entre eux et les agences de développement.

L’ADEA est avant tout un forum de dialogue sur les politiques éducatives et un véritable partenariat entre les ministres africains de l’éducation et de la formation et leurs partenaires techniques et financiers.

Fondée en 1988 à l’instigation de la Banque mondiale, elle a évolué pour devenir aujourd’hui une institution panafricaine basée en Afrique au sein de la Banque africaine de développement (BAD).

L’ADEA est aussi un réseau de décideurs, d’éducateurs et de chercheurs et, de par sa capacité à promouvoir le dialogue politique et à mutualiser les réflexions, les expériences, les enseignements tirés et les savoirs, un catalyseur pour les réformes de l’éducation. Elle est reconnue aujourd’hui comme un acteur important dans les processus de dialogue, de partage et d’apprentissage pour la transformation qualitative de l’éducation au service du développement de l’Afrique.

L’un des principes qui sous-tendent la philosophie de l’ADEA est que la responsabilité du développement de l’éducation incombe aux gouvernements des pays africains. C’est pourquoi l’ADEA s’efforce d’encourager un processus qui responsabilise pleinement les ministères africains de l’éducation et familiarise les agences de développement avec le concept d’appropriation nationale. Les activités de l’ADEA permettent de renforcer le dialogue politique entre les gouvernements et les agences, entre les gouvernements, et entre les agences de développement. Elles visent également à développer les capacités institutionnelles et techniques en Afrique en établissant des réseaux d’échange d’informations et en diffusant les stratégies et les innovations réussies. Toujours dans cet esprit, l’ADEA encourage les échanges régionaux, sous-régionaux et transnationaux ainsi que les partenariats avec la société civile.

Comment fonctionne-t-elle ?

L’ADEA est dirigée par un Comité directeur composé de ministres africains de l’éducation et de représentants d’organismes de développement multilatéraux et bilatéraux qui apportent leur soutien à l’éducation en Afrique.

Le Comité directeur est appuyé par un Comité exécutif. Celui-ci est mandaté pour faciliter les décisions sur les questions opérationnelles afin que le Comité directeur puisse se concentrer sur les questions politiques et stratégiques. En dehors de sa fonction dirigeante, le Comité directeur de l’ADEA est également la principale instance de coordination entre organismes de financement, entre ministères africains de l’éducation et entre ces deux groupes. Les ministres de l’éducation qui siègent au Comité directeur de l’ADEA constituent le Bureau des ministres de l’ADEA.

Les ministres qui y siègent représentent les cinq régions du continent africain (Afrique de l’Ouest, Afrique de l’Est, Afrique centrale, Afrique australe et Afrique du Nord). Le Bureau des ministres sert de cadre de concertation et de consultation sur les défis et les opportunités de développement de l’éducation en Afrique.

En 2008, le Bureau des ministres de l’ADEA et celui de la Conférence des ministres de l’éducation de l’Union africaine (COMEDAF) ont fusionné, conformément à la décision entérinée par le Dixième Sommet des Chefs d’État de l’Union africaine en janvier 2008.

Le Secrétariat de l’ADEA assure la coordination générale des programmes et activités de l’ADEA, y compris ceux des groupes de travail. Il facilite les échanges d’information et la communication, organise les Biennales (aujourd’hui Triennales) et les réunions du Comité directeur, publie les résultats des travaux de l’ADEA, développe et met à jour les bases de données sur l’éducation et gère certains programmes tels que le Prix pour la recherche en éducation et le Prix africain du journalisme d’éducation.

Historique

L’ADEA a été créée en 1988, sous l’appellation DAE : Bailleurs de fonds pour l’éducation en Afrique. Aujourd’hui, l’ADEA est une organisation panafricaine basée en Afrique et hébergée par la Banque africaine de développement (BAD).

L’ADEA a été créée en 1988, sous l’appellation DAE : Bailleurs de fonds pour l’éducation en Afrique. Son mandat initial était tiré des recommandations d’une étude de la Banque mondiale de 1988, intitulée L’éducation en Afrique subsaharienne : pour une stratégie d’ajustement, de revitalisation et d’expansion.

La DAE avait pour mission de poursuivre le dialogue sur les politiques initié par cette étude et de servir de cadre à une meilleure coordination des agences de développement. L’Association s’est rapidement agrandie pour intégrer la plupart des organismes de développement multilatéraux, bilatéraux et privés.

En 1992, l’ADEA invite cinq ministères africains de l’éducation à siéger au Comité directeur.

La même année, un Secrétariat indépendant est ouvert à Paris ; il est hébergé dans les locaux de l’Institut international de planification de l’éducation (IIPE) de l’UNESCO.

Afin de mieux refléter le partenariat entre ministres et agences de développement, l’appellation de l’association sera modifiée en 1995 et la DAE devient l’ADEA : Association pour le développement de l’éducation en Afrique. En 1997, le nombre de ministres qui siègent au Comité directeur passe de sept à dix.

2008 a été une année charnière :

  • Le Secrétariat de l’ADEA est transféré à Tunis, au sein de la Banque africaine de développement (BAD), sa nouvelle institution hôte.
  • Un protocole d’Accord est signé entre l’ADEA et l’Union africaine, scellant les relations entre les deux organisations dans le cadre de la mise en oeuvre de la Deuxième décennie de l’éducation pour l’Afrique.
  • Les Bureaux des ministres de l’ADEA et de la COMEDAF fusionnent.
  • L’ADEA lance son premier Plan stratégique à moyen-terme (2008-2012).

En 2012, suite à un long processus de consultation entamé en 2011, une nouvelle vision de l’avenir de l’ADEA est approuvée et un nouveau Plan stratégique à moyen terme (2013-2017) est adopté pour guider sa mise en oeuvre.

Le Cadre stratégique issu de la Triennale 2012 pour guider la mise en oeuvre de ses recommandations est entériné par les Chefs d’État présents au Sommet de l’Union africaine d’Addis Abeba en janvier 2013.

Comment l’ADEA encourage-t-elle le dialogue ?

L’ADEA est avant tout un forum pour le dialogue sur les politiques d’éducation et de formation en Afrique. Ce dialogue politique est mené à travers les séminaires du Comité directeur, les Biennales/ Triennales et autres évènements majeurs.

Les Biennales/Triennales de l’ADEA

1993 La mise en oeuvre de projets et de programmes éducatifs (Angers, France)

1995 Les processus d’élaboration d’une politique éducative (Tours, France)

1997 Partenariats pour le renforcement des capacités et l’amélioration de la qualité de l’éducation en Afrique (Dakar, Sénégal)

1999 Éducation en Afrique – réussites et innovations : l’Afrique parle! (Johannesburg, Afrique du Sud)

2001 Aller plus loin, aller vers tous – pérenniser les politiques et pratiques efficaces pour l’éducation en Afrique (Arusha, Tanzanie)

2003 La quête de la qualité : à l’écoute des expériences africaines (Grand Baie, Maurice)

2006 Éduquer plus et mieux. Comment assurer l’efficacité des apprentissages dans les écoles et programmes d’alphabétisation et de DPE ? (Libreville, Gabon)

2008 Au-delà de l’éducation primaire : défis et approches pour étendre les opportunités d’apprentissage (Maputo, Mozambique)

2012 Promouvoir les connaissances, compétences et qualifications critiques pour le développement durable de l’Afrique (Ouagadougou, Burkina Faso).

Pour l’ADEA, le dialogue sur les politiques est au coeur du processus de soutien aux pays africains qui sont engagés dans un travail de planification et de mise en oeuvre des réformes de leurs systèmes éducatifs. Les Biennales/Triennales offrent une opportunité unique de communication informelle et d’échanges. L’expérience montre que ces occasions informelles de discuter de questions importantes qui touchent l’éducation et le développement en Afrique (voir l’encadré ci-contre) sont également importantes pour créer un engagement et une confiance entre les différents partenaires, qu’ils soient des ministres africains de l’éducation, des représentants à haut niveau d’agences de développement, d’acteurs du secteur privé, de représentants de la société civile ou de la jeunesse. Ces échanges francs et ouverts entre acteurs et parties prenantes forment la base d’une compréhension commune et de progrès.

Le dialogue sur les politiques est également favorisé par les séminaires du Comité directeur de l’ADEA, qui ont pour principal objectif la discussion, à haut niveau, entre ministres africains et organismes membres de l’Association, sur des thèmes prioritaires pour l’éducation. Parmi les sujets qui ont été traités figurent : les nouvelles initiatives et tendances de la coopération au développement dans le domaine de l’éducation, le financement de l’éducation, l’avenir des groupes de travail de l’ADEA dans le contexte africain actuel et les Biennales/ Triennales de l’ADEA.

L’ADEA encourage également la coopération et le dialogue régional et sous-régional. En fonction des besoins exprimés par le Bureau des ministres africains, l’ADEA organise des réunions techniques et des conférences ministérielles sous-régionales sur des sujets d’intérêt commun pour encourager la coopération entre les pays. Les thèmes suivants ont été traités : l’éducation et le VIH et SIDA ; les TIC dans le secteur de l’éducation ; l’éducation en situation de conflits et de postconflits ; l’enseignement secondaire ; les enseignants contractuels ; l’enseignement bilingue et en langue maternelle ; l’éducation pour les populations rurales ; les initiatives pour l’abolition des frais scolaires ; le dialogue entre ministres des finances et de l’éducation ; l’éducation pour la paix ; et la formation, l’insertion et l’emploi des jeunes en Afrique.

Groupes de Travail, Task Forces et PQIP

Les groupes de travail et les Task Forces de l’ADEA lui offrent une perspective unique sur des questions spécifiques. Ils mènent un travail exploratoire et examinent la performance dans leur domaine spécifique. Bien qu’ils soient tous structurés et gérés de façons différentes, ils mènent tous des activités de recherche, de renforcement des capacités, de plaidoyer et de réseautage. La plupart des groupes de travail de l’ADEA sont basés en Afrique au sein d’organismes dont la priorité thématique et les mandats sont proches des leurs. Ils peuvent être dirigés par des organismes de financement ou des organisations africaines. Actuellement, les groupes de travail couvrent les thèmes suivants : Livres et matériel éducatif ; Communication pour l’éducation et le développement ; Développement de la petite enfance ; Gestion de l ’éducation e t a ppui a ux p olitiques; E nseignement s upérieur ; Éducation non formelle ; et Profession enseignante. Les activités de l’ancien groupe de travail sur la participation féminine (GTPF) ont été absorbées au sein du Forum des éducatrices africaines (FAWE). Le FAWE continue d’être impliqué dans les activités de l’ADEA en tant que groupe de travail émancipé et membre associé.

En 2011, le secrétariat de l’ADEA a créé une Task Force sur les TIC qui a pour mandat d’encourager l’intégration pertinente et efficace des technologies d’information et de la communication dans l’éducation et la formation en Afrique. La Task Force a largement contribué à la Biennale 2012 et organisé le 1er premier Forum ministériel sur l’intégration des TIC dans l’éducation en décembre 2013.

Afin de s’assurer que les recommandations issues des activités de l’ADEA soient traduites en action sur le terrain, l’ADEA a impulsé la création de Pôles de qualité inter-pays (PQIP) qui rassemblent des pays confrontés à un défi similaire et des partenaires stratégiques ayant une expertise dans un domaine spécifique. Les PQIP sont dirigés par les ministères de l’Éducation. Il existe actuellement cinq PQIP qui couvrent les thèmes suivants : Développement de la petite enfance (dirigé par Maurice), Alphabétisation et langues nationales (dirigé par le Burkina Faso), Enseignements des mathématiques et des sciences (dirigé par le Kenya), Éducation pour la paix (dirigé par le Kenya) et Développement des compétences techniques et professionnelles (dirigé par la Côte d’Ivoire).

Depuis sa création l’ADEA :

encourage les acteurs de l’éducation à dialoguer afin de parvenir à un consensus et d’adopter des approches communes pour faire face aux défis majeurs de l’éducation en Afrique ;

contribue au renforcement des capacités de leadership des ministères africains ;

sensibilise ces derniers à la nécessité d’adapter leurs pratiques aux besoins des politiques, programmes et projets éducatifs menés par les pays ;

participe à l’enrichissement de la base de connaissances sur l’éducation en Afrique, grâce à ses recherches, ses investigations et ses publications ;

contribue au développement d'un réseau, grandissant de spécialistes de l’éducation en Afrique ;

encourage le partage d’expertises africaines à travers la coopération et les échanges régionaux, sousrégionaux et transnationaux.

Autres programmes et activités

L’ADEA a également un programme de publications qui permet la diffusion de la recherche et des synthèses de ses activités ainsi que des enseignements tirés de ses biennales et d’autres réunions importantes. Le programme prévoit également la diffusion d’études documentant des expériences africaines réussies mises en lumière par les ministres africains de l’éducation.

L’ADEA est persuadée que de solides compétences dans le domaine des médias et de la communication sont essentielles pour encourager le développement de l’éducation et le changement. En 2001, l’ADEA a créé le Prix africain du journalisme d’éducation Akintola Fatoyinbo qui récompense les meilleurs articles sur l’éducation écrits par des journalistes africains et publiés dans la presse africaine.

En 2009, l’ADEA a également lancé le Prix pour la recherche en éducation en Afrique. Le Prix a pour objectif de promouvoir une recherche de qualité sur l’éducation, produite par des universités, des centres de recherche et des réseaux de recherche africains. Il est organisé par l’ADEA et l’Institut africain pour le développement (IAD) de la BAD avec le soutien financier de la Coopération économique Corée-Afrique (KOAFEC).

L’ADEA a également développé des bases de données sur l’éducation en Afrique. Profil ADEA contient des informations détaillées sur toutes les activités de l’ADEA. CV-Experts est une base de données de spécialistes de l’éducation africains répertoriés par domaine de compétence.

Qui peut participer aux activités de l’ADEA ?

Les deux principales composantes de l’ADEA sont les ministres africains de l’éducation et les organismes de coopération et de développement.

Si la participation aux réunions du Comité directeur et à celles du Bureau (et du Forum) des ministres est restreinte, l’ADEA recherche de plus en plus une participation élargie dans ses autres activités et réunions. Sa vocation à servir de tribune pour la promotion du dialogue sur les problèmes de l’éducation et le développement durable à long terme en Afrique, oblige l’ADEA à s’ouvrir à toutes les parties prenantes intéressées par l’avenir de l’Afrique.

L’ADEA met en oeuvre divers mécanismes pour toucher différents publics. C’est ainsi que les Biennales (aujourd’hui les Triennales) ciblent les décideurs, car leur rôle est essentiel pour l’élaboration et la mise en oeuvre des politiques éducatives et pour guider le programme d’activités de l’ADEA. Par ailleurs, grâce à ses publications et aux activités menées à travers ses groupes de travail, l’ADEA réussit à atteindre les praticiens et autres parties prenantes de l’éducation qui oeuvrent au niveau des écoles ou des communautés.

Participer aux activités de l’ADEA est un excellent moyen de renforcer ses capacités professionnelles, se tenir au courant de l’état de l’éducation dans les différentes parties de l’Afrique, et d’avoir son mot à dire dans la transformation de la politique et de la pratique. L’expérience montre cependant que la plus-value apportée par l’ADEA se situe avant tout dans son approche « réseau », qui favorise les échanges informels. C’est sur cette base que se bâtit la confiance, que se renforce l’appropriation des processus de réforme éducative par les gouvernements et que se construisent de nouvelles relations partenariales entre les ministères de l’éducation et leurs partenaires techniques et financiers.

Comment l’ADEA est-elle financée ?

L’ADEA est financée par les cotisations de ses membres et par d’autres contributions.

La première source de financement est constituée des cotisations que les partenaires du développement et pays versent à l’association pour être membres du Comité directeur. L’ADEA reçoit également d’autres contributions des agences de développement. Ces ressources, lorsqu’elles ne sont pas allouées à des groupes de travail ou à des activités spécifiques, viennent alimenter le budget général qui sert à financer les activités de dialogue sur les politiques et de coopération régionale et sous-régionale, les activités des groupes de travail et des groupes ad hoc, les programmes de gestion des connaissances, de publication et de communication ou de gestion du savoir ainsi que le fonctionnement du Secrétariat.

Que réserve l’avenir ?

L’ADEA comme l’Afrique est dans une phase de transition. En 25 ans, l’ADEA a évolué d’un club de bailleurs de fonds à une organisation panafricaine basée au sein de la BAD. Elle oeuvre de plus en plus avec des instances continentales comme l’Union africaine pour accélérer les progrès dans l’éducation et servir le développement de l’Afrique.

L’ADEA est plus axée sur les besoins et les réalités africaines, plus ambitieuse pour faire face à de nouveaux défis et priorités. Tout comme le continent qu’elle doit servir, elle sera de plus en plus jugée sur ses capacités à faire preuve de responsabilité à tous les niveaux et à apporter des preuves concrètes de ses réalisations. Ces évolutions des demandes et des aspirations ont d’abord été abordées dans le Document de Vision 2012. Depuis, l’ADEA a adopté un nouveau Plan stratégique à moyen terme sur une période de 5 ans pour 2013 - 2017 qui servira de guide à l’Association pendant cette période de transformation et l’aidera à réaliser sa vision. Le plan de mise en oeuvre qui procède par phases établit ce qui est nécessaire pour soutenir les gouvernements africains et permettre à chacun à sa façon de créer des sociétés du savoir basées sur les compétences. Dans les années à venir, le travail de l’ADEA sera motivé par l’engagement à construire une Afrique possédant les connaissances, compétences et qualifications critiques nécessaires pour assurer un développement durable.