Forum ministériel africain sur l'intégration des TIC dans l'enseignement et la formation

Date: 
9 déc 2013 - 11 déc 2013
Location: 
Tunis
Tunisia

Le premier forum interministériel organisé du 9 au 11 décembre à Tunis s’est achevé par un appel lancé aux pays africains de préparer et d’adopter des cadres nationaux de politique pour intégrer les TIC dans leurs systèmes d’éducation et de formation. La conférence a également appelé à plus d’éducation et de meilleure qualité afin de poursuivre la croissance économique de l’Afrique et les opportunités d’emploi que la croissance apporte à la population du continent. À cette fin, « les professionnels de l’éducation doivent investir davantage de temps, d’argent et d’efforts dans les technologies de l’information et de la communication (TIC) » a conclu la conférence.

Plus de 250 participants d’Afrique et d’autres régions du monde ont assisté à la conférence et plus de 20 ministres africains étaient présents. Les ministres de l’Éducation et de la Formation d’Angola, de Djibouti, du Mali, du Mozambique, du Niger, du Sénégal et d’Ouganda se sont exprimés pendant les séances plénières du forum. Des scientifiques de renommée mondiale et d’autres experts des domaines de l’éducation, la science et la technologie ont également pris part à la conférence. Plusieurs messages exprimés pendant la conférence ont mis en évidence le potentiel de l’Afrique pour intégrer avec succès les TIC dans les secteurs de l’éducation et de la formation. « C’est à la portée de l’Afrique », a reconnu un expert de premier plan. De nombreux participants qui ont parlé avec des journalistes ont conclu que ce forum avait stimulé la capacité des ministres africains de l’Éducation à introduire des politiques solides sur les TIC pour accélérer la transformation de l’éducation et de la formation sur le continent. À cette fin, les ministres africains de l’Éducation doivent maintenant présenter des politiques solides sur les TIC afin d’accélérer leurs systèmes d’éducation et de formation en vue de stimuler la compétitivité du continent dans le monde et de s’assurer que ses économies continuent à se développer.

L’une des recommandations centrales du forum était que tous les pays africains devraient avoir une politique nationale sur l’introduction des TIC à tous les niveaux de l’enseignement, notamment primaire, secondaire et supérieur. L’utilisation des TIC peut considérablement faciliter les redoutables défis auxquels sont confrontés les systèmes africains d’éducation et de formation. De plus, « les populations marginalisées » d’Afrique doivent bénéficier de cette politique des TIC dans l’éducation. Les femmes et les filles n’ont pas toujours accès à l’éducation ; les autres populations exclues incluent les personnes vivant dans les zones reculées du continent, les enfants qui travaillent dans l’agriculture, les orphelins, les personnes handicapées et celles qui sont affectées par le VIH/Sida.

Avec plus de 30 millions d’enfants africains en âge de fréquenter l’école primaire non scolarisés, l’Afrique a besoin d’un million supplémentaire d’enseignants. Faute d’intégration des TIC dans l’éducation et la formation, l’Afrique risque de prendre du retard sur le reste du monde en dépit de son niveau actuel élevé de croissance économique, en raison de la mondialisation croissante de la science, de la technologie et des médias. L’Afrique doit par conséquent investir dans son capital humain. La conférence a également appelé le secteur privé et les agences de développement à s’impliquer dans ce processus, en particulier par le biais de partenariats publics-privés. La responsabilité de l’intégration des TIC dans l’éducation et la formation ne devrait pas incomber uniquement aux états.

Le forum a été éco-organisé par l’ADEA, la Banque africaine de développement (BAfD), l’UNESCO, l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) et Intel, sous l’égide du gouvernement tunisien par le biais de son ministère de l’Éducation.

Pour plus d'information, veuillez visiter le site web du 1er forum TIC: http://www.africaictedu.org