Réunion du groupe de travail sur l'insertion du PQIP-DCTP

Date: 
3 déc 2012 - 4 déc 2012
Location: 
Abidjan
Côte d’Ivoire

Introduction

La deuxième réunion du Pôle de Qualité Inter-Pays dans le domaine du développement des compétences techniques et professionnelles (PQIP/DCTP), qui s'est tenu à Abidjan du 19 au 21 septembre 2011, a abouti à la décision, prise par les ministres et les représentants des ministres des 20 pays présents, de créer trois groupes de travail : un groupe de travail sur l'insertion professionnelle, un groupe de travail sur les cadres nationaux de qualifications et un groupe de travail sur le rôle des branches professionnelles dans le domaine du DCTP. Cette note conceptuelle a pour objectif de mettre en œuvre le premier de ces groupes de travail. 

Prière de se référer aux documents de la réunion dans l'encadré ci-dessous : 

Rapport de conférence

    • Rapport de conférence, PDF

Documents

    • Programme provisoire, PDF
    • Note conceptuelle provisoire, PDF

Contexte et justification

Les économies africaines, comme par ailleurs celles des pays développés, sont en panne de création d'emplois. Ainsi, entre 2000 et 2007 la population active du continent africain a augmenté de 96 millions pendant que les emplois ont cru seulement de 63 millions (BIT). La conséquence en est que les jeunes sont les premières victimes du manque d'emplois puisqu'ils représentent 60% des chômeurs sur le continent africain sans compter ceux qui sont découragés ou engagés dans un sous-emploi visible (BIT, Banque mondiale).

Cette situation socioéconomique explique pourquoi l'insertion socioprofessionnelle est devenue une priorité sinon une urgence de beaucoup de pays africains. Les pays de l'Afrique de l'Ouest sont en train d'investir de manière significative dans la création de dispositifs d'information, d'accueil et d'accompagnement des jeunes afin d'aider les nombreux jeunes, au chômage ou découragés, à retrouver le chemin de l'emploi. Quatre pays, sous l'impulsion de l'expérience de la Plate Forme de Services (PFS), mise en place par la Côte d'Ivoire, sont en train de lancer ou de développer des dispositifs d'insertion. Il s'agit, outre la Côte d'Ivoire, de la Mauritanie, du Niger et du Sénégal. D'autres pays tels que le Bénin et le Burkina Faso ont pris des mesures spécifiques d'insertion et se posent la question de la mise en place d'une PFS. Le Mali, de son côté, réalise un programme d'appui à l'entrepreneuriat des jeunes.

Il convient de rappeler pour mémoire qu'une plate-forme de service est un processus d'organisation de l'insertion par l'économique qui rassemble l'ensemble des organisations œuvrant dans le domaine. Dans le cas de la Côte d'Ivoire la plate-forme est mise en œuvre au niveau local avec l'ensemble des partenaires publics et privés concernés. Elle est coordonnée au niveau national par une association d'utilité publique qui rassemble l'Agence de formation professionnelle (AGEFOP), l'Agence d'études et de promotion de l'emploi (AGEPE), le Fonds de développement de la formation professionnelle (FDFP) et le Fonds national de solidarité (FNS).

Toutes ces expériences montrent que l'emploi des jeunes est au cœur des politiques mises en œuvre dans la sous-région. La récente déclaration de Niamey, qui a conclu la réunion annuelle des ministres de l'espace UEMOA en charge de l'emploi et de la formation professionnelle affirme tout doit être mis en œuvre pour promouvoir une croissance riche en emplois et pour donner aux jeunes les compétences techniques et professionnelles susceptibles de les insérer le plus rapidement possible dans le monde du travail. Le chômage et le découragement des jeunes ont, en effet, des conséquences néfastes tant aux niveaux économique, que social et professionnel.

  • Un jeune sur deux qui rejoint un mouvement d'insurgés déclare que le chômage constitue sa principale motivation (Banque mondiale) ;
  • Le développement professionnel futur des jeunes est largement déterminé par les compétences et l'expérience qu'ils accumulent ou au contraire n'ont pas la chance d'acquérir au début de leur vie professionnelle (OCDE/BAD);
  • Il existe un véritable coût social et financier de la non-insertion qui se manifeste notamment par la nécessité de reformer les jeunes qui sont trop longtemps exclus de toute activité professionnelle.

Pour avoir plus d'information sur cette réunion, prière de contacter M. Hamidou BOUKARY : h.boukary@afdb.org