La CEDEAO approuve un partenariat avec l'ADEA pour la revue par les pairs du SIGE et le Fonds Africain pour l’Education

Photo de groupe : Réunion ministérielle de la CEDEAO (28-29 septembre 2017 – Lomé, Togo) | Crédit photo : ADEA

03 Octobre 2017, Abidjan, Côte d’Ivoire : Les ministres de l'Éducation de la Communauté Economique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ont résolu que tous les Systèmes d'information sur la gestion de l'éducation (SIGE) des États membres de la région soient soumis à une revue par les pairs de l'ADEA en utilisant le cadre régional d'évaluation des normes et standards, appuyé par la Commission de la CEDEAO en partenariat avec d'autres acteurs clés. Les ministres ont également accepté de soutenir la création du Fonds africain pour l'éducation (FAE) lors de leur réunion régionale de deux jours tenue à Lomé, au Togo. Cela fait suite au brillant lobbying des agents de l'ADEA en charge des programmes (Mme Raky Gassama-Coly et M. Youssouf Maiga, respectivement du Secrétariat et du Groupe de travail sur la gestion de l'éducation et l'appui aux politiques) au cours de la réunion d'experts tenue plus tôt dans la semaine à Abuja (Nigeria) et de la présentation effectuée par le Secrétaire exécutif par intérim, M. Shem Bodo, lors de la réunion ministérielle.

Onze Ministres issus des ministères de l'Éducation de base et de l'Enseignement supérieur (dont le Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire (2 ministres), Ghana, Niger (2 ministres), Guinée-Bissau, Libéria, Sierra Leone et Togo) et trois représentants ministériels de la Gambie, de la Guinée et du Sénégal ont participé à cette réunion sous le thème « une meilleure harmonisation du système éducatif de la région et le développement du capital humain pour une société fondée sur la connaissance ». Également présents, Les partenaires techniques et financiers de l'AUA, de l'ADEA, de l'Union Africaine, ANCEFA, APESS, du Parlement de la CEDEAO, de la Coalition Education pour tous, BID, MESR, UNODC, Oxfam, SKILL "G", UEMOA, UNESCO, UNICEF, WANEP et du Groupe de la Banque mondiale.

Dans sa présentation aux ministres, le Secrétaire exécutif par intérim de l’ADEA a souligné le message fort de transformation issu de la Triennale de 2017 de l’ADEA, en particulier autour des cinq domaines d'action prioritaires pour soutenir l'objectif de développement durable (ODD) 4 et l’Agenda 2063 pour l’Afrique  en vue de : créer une nouvelle école africaine, révolutionner les compétences, apprendre à vivre ensemble librement et en paix, et mettant en place des conditions ainsi que les facteurs de succès. Il a informé l'audience du développement du plan stratégique 2018-2020 de l'ADEA et du nouveau modèle de fonctionnement en cours. Le Secrétaire exécutif par intérim a réaffirmé l'importance d'un processus de revue par les pairs SIGE à l'échelle régionale afin d'améliorer la qualité des données pour la prise de décision, conformément à la recommandation des experts du SIGE. Il a en outre appelé les pays de la CEDEAO à améliorer leurs contributions à l'ADEA et à soutenir la mise en place du Fonds africain pour l'éducation (FAE) après le résultat de l'étude de faisabilité en cours financée par le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) par l'intermédiaire du Gouvernement du Japon.

Les ministres de la CEDEAO ont décidé de placer l'éducation comme un problème d'urgence pour les 10 prochaines années afin de traiter efficacement les problèmes de la région touchant les jeunes- le dividende démographique de l'Afrique. D'autres décisions comprennent la création d'une agence spécialisée sur l'assurance qualité, la médiation et la réforme du curriculum pour la reconnaissance mutuelle des diplômes et des équivalences de certification; l'examen des programmes de mobilité académiques; l'harmonisation de l'éducation de base à 9 ans; ratification de la Convention d'Addis par tous les états membres de la région; abonnement aux centres africains d'excellence de la Banque mondiale; démystifier et renforcer l'absorption des Sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STEM), en particulier pour les filles; vulgariser la formation professionnelle; et préconiser  des mécanismes de financement nationaux novateurs pour l'éducation, comme le Fonds fiduciaire de l’éducation du Ghana.

Au cours de la réunion des partenaires co-présidée par l'ADEA et l'UNESCO, les partenaires ont apprécié l'initiative de la Commission de la CEDEAO visant à faciliter l'interaction inaugurale avec les Ministres. En plus de formuler des recommandations clés, les partenaires ont demandé à la Commission d'organiser une table ronde de dialogue de suivi après la réunion ministérielle de Lomé. De leur côté, les Ministres ont convenu de soutenir les initiatives des partenaires telles que :

  • Les centres d’Excellence Africains de la Banque mondiale
  • L’ADEA dans la mise en place du Fonds africain pour l’éducation
  • Le WACREN sur l'amélioration de la connectivité à Internet et la diffusion de l'utilisation des ordinateurs sur les campus
  • Etendre l'expérience de SAFE dans tous les pays de la CEDEAO en partageant leur modèle de soutien au monde rural
  • L’APESS dans le renforcement de l'éducation pastorale
  • Le WANEP pour l’éducation à la paix
  • L’UNODC contre la drogue et l'éducation sexuelle dans les écoles

Le Secrétaire exécutif par intérim de l’ADEA a également utilisé le forum pour établir un réseau avec certains leaders régionaux. Il a tenu des discussions bilatérales avec le Ministre adjoint de l'éducation du Libéria et a convenu d'une marche à suivre en ce qui concerne le paiement des droits d'adhésion du pays. Il a également discuté avec le Spécialiste principal en éducation de la Banque islamique de développement (BID), M. Jawara Gaye, concernant la mission de suivi et de consultation à la BID prévue pour la première semaine de novembre 2017 sur le Fonds africain pour l'éducation. M. Bodo a également accepté de mettre en contact le Directeur exécutif adjoint du WANEP avec le coordonnateur du Pole de qualité inter-pays sur l'éducation pour la paix (PQIP-EP) pour des activités de collaboration sur la dé-radicalisation des pays et la lutte contre l'extrémisme violent. Enfin, le Directeur du Cabinet de la Guinée a demandé à l'ADEA d'apporter un plus grand soutien au pays.

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