Ouverture du Forum des jeunes sur l’éducation et la formation pour le développement durable de l’Afrique à Rabat.

Les jeunes africains demandent plus d’écoute et expriment leur désir d’être impliqués dans les décisions qui engagent leur avenir

Rabat, le 19 octobre 2011. Le Forum de concertation des jeunes sur l’éducation et la formation pour le développement durable de l’Afrique s’est ouvert ce matin à Rabat, au Maroc, au siège de l’ISESCO, en présence d’une centaine de participants. Parmi eux figuraient les représentants de jeunes venus des cinq régions d’Afrique, le président de l’ADEA, la représentante résidente de la Banque africaine de développement (BAD) au Maroc, le représentant du Directeur général del’ISESCO, ainsi que des représentants de la diaspora.

Le président de l’ADEA, M. Dzingai Mutumbuka, a souhaité la bienvenue à tous les participants et incité les jeunes à pleinement jouer leur rôle pour la bonne marche de l’éducation en Afrique. A cet effet, il a rappelé l’engagement de l’ADEA à donner la parole aux jeunes afin qu’ils expriment leurs aspirations profondes, avec, en perspective, les discussions qui auront lieu lors de la Triennale 2012 sur l’éducation et de la formation en Afrique.

La représentante résidente de la BAD au Maroc, Mme Amani Abou Zeid, a abondé dans le même sens, en affirmant « La jeunesse doit être mise au coeur de nos politiques nationales. Nous ne pouvons pas lutter contre le chômage sans programmes de formation. Rien ne se produira tant que la jeunesse ne sera pas impliquée dans le processus de prise de décision ».

S’exprimant au nom du directeur général de l’ISESCO, M. Abdoulaziz Othman Altwaijri, M. Ahmed Said Ould Bah, son Directeur de cabinet, a insisté sur « l’autonomisation de l’éducation et de la formation par rapport aux besoins propres de l’Afrique, une exigence légitime dans la perspective de la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement ».

La rencontre de Rabat devrait permettre aux jeunes d’exprimer la perception de leur rôle dans le développement des compétences, d’évaluer les forces etfaiblesses des filières de formation et d’examiner les besoins en formation des jeunes africains pour les adapter aux besoins de l’économie. Telle est la vision deleur leader à ce forum, Marie Tamoifo, qui s’est exprimée ainsi aux participants : « Parce que nous sommes l’avenir de ce continent, parce que c’est nous qui prendrons demain la relève, nous demandons plus d’écoute, plus d’implication dans les décisions qui engagent notre avenir commun ; nous voulons être des acteurs à part entière de la construction de notre continent ».

La population africaine est intrinsèquement jeune : elle compte plus de 200 Millions de jeunes, âgés de 15 à 24 ans, qui représentent environ un tiers de la population en âge de travailler.

Parmi les chômeurs africains, les trois cinquièmes sont des jeunes. Le chômage des jeunes est souvent attribué à l’absence de compétences pertinentes ou au décalage entre les compétences existantes et les exigences du marché de l’emploi. Il existe toutefois des pays où le chômage des jeunes coexiste avec des niveaux élevés d’éducation et de compétences. Dans certains pays encore, bien que les institutions éducatives produisent des milliers de diplômés par an, lemarché du travail se heurte à une pénurie importante des compétences requises.

Le Forum est une opportunité pour l’ADEA d’être à l’écoute de la jeunesse africaine qui exprimera ses opinions et ses attentes en matière d’éducation et deformation en Afrique. L’ADEA recueillera également les points de vue des jeunes sur comment les systèmes d’éducation et de formation devraient être réformés,de façon à ce que ceux-ci répondent à leurs besoins en termes d’emploi et de carrière, et soient des instruments efficaces qui contribuent à accélérer la croissance économique et le développement durable.

Organisé par l’ADEA en partenariat avec l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ISESCO), le Forum des jeunes prendra fin ce vendredi 21 octobre. Un des principaux résultats attendus est la production d’un document qui fera la synthèse des discussions et qui constituera une contribution importante à la Triennale 2012.

Evènement majeur sur l’éducation et la formation en Afrique, la Triennale se tiendra à Ouagadougou au Burkina Faso, du 12 au 17 février 2012 autour du thème : Promouvoir les connaissances, compétences et qualifications critiques pour le développement durable de l’Afrique : comment concevoir et édifier une réponse efficace des systèmes d’éducation et de formation ?

De plus amples informations sur le Forum de concertation des jeunes et sur la Triennale 2012 sont disponibles sur le site internet de l’ADEA, à l’adresse suivante :www.adeanet.org

Contacts média :

Aliou Goloko, consultant chargé des relations avec la presse pour l’ADEA

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Thanh-Hoa Desruelles, Responsable relations externes et communication, ADEA

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