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Le COMED et le Fonds fiduciaire norvégien pour l'éducation
Le Fonds fiduciaire norvégien pour l'éducation a apporté un soutien financier régulier au programme COMED. L'ADEA a demandé à Birger Fredriksen, directeur du développement humain pour la région Afrique, à la Banque mondiale, de nous renseigner sur le Fonds et l'aide qu'il apporte au COMED.
- Pourquoi la Banque mondiale apporte-t-elle son aide au programme COMED ?
- L'objectif général de la stratégie d'aide de la Banque mondiale est la réduction de la pauvreté. L'éducation de base pour tous est l'une des conditions préalables à cette réduction, parce qu'elle donne aux pauvres les moyens d'agir et soutient ainsi une croissance économique durable et l'amélioration de la qualité sanitaire et des conditions de vie. L'éducation de base donne un statut aux femmes et souligne le rôle primordial qu'elles jouent dans la famille et l'économie. Elle contribue aussi à promouvoir le développement de sociétés plus démocratiques et participatives. Aujourd'hui, les habitants de plus de la moitié des pays d'Afrique subsaharienne ont des niveaux d'alphabétisation et d'éducation de base très inférieurs à ceux des populations des pays industrialisés, et même à ceux des pays nouvellement industrialisés au moment où ils commençaient à s'engager sur la voie d'une croissance durable. Afin d'acquérir les connaissances nécessaires aujourd'hui pour profiter de la révolution technologique et prendre sa place dans une économie mondiale concurrentielle, les pays d'Afrique subsaharienne doivent fortement améliorer leurs niveaux d'éducation de base dans les dix prochaines années s'ils veulent atteindre leurs objectifs de développement.
C'est dans ce contexte que la Banque mondiale apporte son aide au COMED, pour aider les décideurs, les leaders d'opinion, les parents, les étudiants et le reste de la société à prendre conscience du rôle primordial de l'éducation dans le processus du développement. Le programme COMED peut les encourager à s'impliquer plus activement et à veiller à ce que les systèmes éducatifs répondent aux défis posés par la pauvreté. A cet égard, les journalistes et les médias africains ont un rôle fondamental à jouer.
- L'aide de la Banque provient essentiellement du NETF. Quels sont les rôle,mission, objectifs et mode de fonctionnement du NETF ?
- L'objectif premier du Fonds fiduciaire norvégien pour l'éducation (Norwegian Education Trust Fund ou NETF) est de venir en aide aux pays dans la préparation des programmes de développement du secteur de l'éducation qui soient financièrement et socialement viables, fassent état d'objectifs ambitieux pour parvenir à l'éducation pour tous (EPT) et puissent attirer des financements extérieurs pour soutenir leur mise en œuvre. Dans ce cadre, le NETF apporte également son aide aux activités visant à supprimer les entraves à la progression rapide vers l'EPT, notamment en ce qui concerne l'éducation des filles, le développement de la petite enfance et l'alphabétisation des adultes. Il favorise également les activités qui permettent de mobiliser un soutien politique, moral et financier pour l'accélération du développement de l'éducation de base. Le programme COMED entre parfaitement dans ce cadre. Le département de l'éducation de la région Afrique, à la Banque mondiale, gère le NETF, et la plupart des activités sont mises en œuvre, soit au niveau national par les pays eux-mêmes (par exemple, la préparation des projets), soit par des organisations partenaires (par exemple, les ateliers de politique et le programme COMED). Le Fonds soutient également de larges pans du travail sectoriel mené dans ces domaines. Toutes ces activités sont entreprises dans le cadre de l'initiative spéciale des Nations unies pour l'Afrique (ISNUA) ; le volet « éducation » de cette initiative est placé sous la direction conjointe de la Banque mondiale et de l'UNESCO.
- Quelles sont les autres activités financées par l'intermédiaire du NETF ?
- Le NETF a financé trois types d'activités, ces trois dernières années, pour un montant approximatif de 12,5 millions de dollars. D'abord, la préparation de programmes de développement du secteur de l'éducation — plus de 20 pays d'Afrique subsaharienne ont reçu une aide dans ce cadre. Ensuite, diverses études sectorielles. Enfin, des ateliers sur les politiques et des ateliers de formation (environ 25 à ce jour), au nombre desquels figurent les ateliers du COMED, et des ateliers de formation pour des représentants de syndicats d'enseignants et des organisations de parents/d'enseignants. Nous avons également financé des ateliers techniques sous-régionaux sur l'alphabétisation des adultes, le développement de la petite enfance, l'éducation des filles, les manuels scolaires, les langues d'enseignement, le recrutement et le financement des enseignants.
Les trois prochaines réunions seront entièrement consacrées au suivi de la conférence mondiale de l'éducation de Dakar. La première est une conférence des chefs d'Etat du Burkina Faso, de la Guinée, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Tchad. Le président du Mali en a été l'hôte, à Bamako, le 27 novembre 2000. Cet atelier était précédé d'une conférence de deux jours des ministres de l'éducation et des finances. La deuxième sera une conférence sur le rôle des ONG dans l'atteinte des objectifs de l'EPT ; il sera également organisé à Bamako, par l'UNESCO, du 29 novembre au 1er décembre 2000. Le troisième atelier, prévu en février 2001, devrait accueillir la conférence des ministres de l'Education de la SADC (Développement de la communauté des pays d'Afrique australe) ; elle sera organisée par le secrétariat de la SADC.
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