Séminaire panafricain sur le financement et la gestion financière de l'éducation
La plupart des groupes de travail de l'ADEA ont profité de la présence de nombreux ministres et professionnels de l'éducation à Dakar pour tenir des réunions en marge de la biennale. Ci-dessous un aperçu du séminaire pan-Africain sur le financement et la gestion de l'éducation organisé conjointement par le groupe de travail sur les finances et l'éducation et l'Institut international de planification de l'éducation. Un compte rendu plus détaillé paraîtra dans le prochain numéro de la lettre d'information (janvier-mars 1998) qui sera consacré au thème « Finances et éducation ».
Parmi les objectifs principaux du Groupe de travail sur les finances et l'éducation (GTFE) figurent le renforcement des capacités des ministères de l'éducation d'Afrique subsaharienne et le partage d'information concernant des expériences concrètes de mécanismes de financement et de gestion financière dans le domaine de l'éducation. Ces objectifs ne peuvent être atteint sans une collaboration avec les institutions et centres de recherche et de formation d'Afrique et d'autres parties d'ailleurs. Le séminaire panafricain sur le financement et la gestion financière de l'éducation a permis un premier test d'une telle collaboration.
L'organisation conjointe avec l'Institut international de planification de l'éducation (IIPE) du séminaire panafricain sur le financement et la gestion financière de l'éducation en Afrique avait été décidée lors de la deuxième réunion du comité de pilotage du GTFE, à Dakar, en janvier 1997. L'idée étant favorablement accueillie tant par l'IIPE que par le GTFE, des dispositions avaient été prises en vue de sa réalisation. Ainsi, du 12 au 14 octobre 1997, en marge de la Biennale de l'ADEA, a eu lieu le séminaire panafricain sur le financement et la gestion financière de l'éducation en Afrique.
Conjoncture et contexte du séminaire
Les difficultés économiques et financières que rencontrent la plupart des pays en développement, notamment ceux de l'Afrique subsaharienne, les ont conduit à mener des politiques d'austérité budgétaire ou d'ajustement structurel. Ces politiques ont limité les ressources publiques, en particulier celles affectées à l'éducation. Dans cette conjoncture, les pays tentent : de diversifier leurs sources de financement ; d'utiliser les fonds disponibles de manière la plus efficace, d'où un regain d'intérêt pour la budgétisation, outil indispensable de gestion ; de maîtriser les coûts.
Objectif du séminaire
L'objectif du séminaire était de développer une réflexion collective sur les questions liées au financement et la gestion financière de l'éducation.
Décideurs et experts financiers et budgétaires ont partagé les résultats des travaux menés en Afrique sur les questions liées aux stratégies et mécanismes de financement de l'éducation et à la gestion financière des ministères de l'éducation.
Le séminaire a aussi été l'occasion d'un échange d'expériences sur les problèmes rencontrés et les réponses apportées dans les différents pays.
Participation
Une cinquantaine de personnes étaient présentes parmi lesquelles figuraient en majorité des cadres des ministères des finances et de l'éducation venant de seize pays africains, et des représentants d'organismes de financement.
Contenu et déroulement du séminaire
Trois thèmes principaux ont couvert les trois jours de réflexion, à savoir : le financement de l'éducation, les coûts de l'éducation et la gestion budgétaire des ministères de l'éducation. Les matinées étaient consacrées à des présentations. L'après-midi, les travaux en atelier ont permis d'approfondir divers aspects des thèmes discutés dans la matinée.
Le séminaire a été officiellement ouvert par le ministre André Sonko, ministre de l'Education du Sénégal. La première journée, présidée par M. Sibry Tapsoba, directeur régional du Centre de recherche de développement international (CRDI), s'est consacrée à la présentation de divers mécanismes de financement de l'éducation.
Lors de la deuxième journée, présidée
par Mme Linda English, économiste à la Banque mondiale,
les exposés ont porté essentiellement sur l'analyse
des coûts de l'éducation. Le groupe de travail sur les
statistiques de l'éducation (GTSE) a notamment fait une présentation
sur les dépenses de l'éducation dans le cadre du SISED.
Au cours de la troisième journée, présidée
par M. Jacques Hallak, directeur de l'Institut international de planification
de l'éducation (IIPE) et sous- Directeur général
de l'UNESCO, les intervenants ont mis l'accent sur divers aspects
de la budgétisation et de la gestion budgétaire des
ministères de l'éducation.
Rémi CoffiNoumon
Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales
en Afrique (CODESRIA)
Coordonnateur du Groupe de travail sur les finances
et l'éducation