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Groupe de travail sur la participation féminine


En Afrique subsaharienne, de nombreux facteurs contribuent à ce que beaucoup de filles ne fréquentent pas l’école : la pauvreté, les préjugés tenaces au sujet des capacités intellectuelles des femmes, les grossesses des adolescentes, le mariage précoce, les échecs en mathématiques et en sciences, ou encore le partage traditionnel des travaux ménagers. Malgré l’augmentation importante des taux de scolarisation au cours des 30 dernières années, l’écart entre les sexes persiste, en termes d’accès, de réussite scolaire et de nombre d’années de scolarité.

Les statistiques présentent un tableau sombre de l’éducation des femmes et des filles en Afrique. Dix-neuf pays d’Afrique subsaharienne ont des taux d’alphabétisation féminins inférieurs à 30 %, face à des taux masculins deux fois plus élevés. On estime que moins de la moitié des filles âgées de 6 à 11 ans fréquentent l’école.

Les informations dont nous disposons conduisent toutes à penser qu’investir dans l’éducation des filles ne peut qu’être profitable aux pays Africains à faible revenu. Cet investissement permettra à la fois d’accroître le potentiel de gain des familles, d’abaisser les taux de fécondité, de réduire la mortalité infantile et d’améliorer le niveau de la santé publique. Ce processus auto-multiplicateur produira des générations d’enfants prêts à apprendre et à adopter des comportements favorables à une vaste gamme d’objectifs de développement.


Qu'est-ce que le Groupe de travail sur la participation féminine ?

Créé en 1990, le Groupe de travail sur la participation féminine (GTPF) de l’ADEA regroupe ministres de l’éducation, représentants d’organismes de financement et d’ONG africaines, chercheurs et planificateurs qui, ensemble, cherchent des moyens efficaces pour amener les jeunes filles et les femmes à fréquenter l’école. Le Forum des Educatrices africaines (FEA) agit à titre d’organisme pilote pour le groupe.


Quels sont les objectifs du groupe de travail ?

L’objectif premier du groupe de travail est d’aider à combler l’écart scolaire entre les sexes (taux de scolarisation, scolarité complétée et résultats scolaires). Cela passe par une meilleure compréhension des différences entre garçons et filles en ce qui concerne leur participation à l’école, et des interventions susceptibles de changer la situation. Ensuite seulement les décideurs africains pourront élaborer un ensemble cohérent de mesures pour égaliser les chances dans le domaine de l’éducation.

La stratégie du groupe de travail a consisté à identifier et à appuyer, dans les secteurs privé et public, les efforts collectifs de renforcement des capacités individuelles et institutionnelles visant à accroître la participation des femmes à l’éducation.


Que fait le groupe de travail ?

Le programme du groupe de travail comporte quatre volets :

• Le Forum des éducatrices africaines (FEA)?
Le FEA est issu de discussions entre femmes africaines ministres de l’éducation et organismes de financement au sein de l’ADEA. Créé en 1992, l’organisme compte aujourd’hui plus de quarante femmes africaines, ministres ou éducatrices de haut niveau, qui ont uni leurs forces pour réformer les politiques et instaurer un contexte propice à l’éducation des femmes et des filles. Grâce à ses membres le FEA jouit d’un pouvoir d’influence important. Les sections nationales établies dans 31 pays ont par ailleurs étendu la sphère d’action du FEA au niveau local.

Parmi les réalisations du FEA, sont inclus : des initiatives pilote de planification stratégique des ressources dans neuf pays offrant aux gouvernements des options politiques viables ; la conception de fiches nationales visant à établir des repères comparatifs pour les pays du FEA ; la mise en œuvre d’une quarantaine de projets expérimentaux bénéficiant de subventions de démarrage dans plus de vingt pays ; le prix Agathe Uwilingiyamana qui récompense les initiatives novatrices à la base ; un prix pilote d’excellence des Médias ; le développement d’outils pour l’analyse de la problématique fille/garçon ; la diffusion d’un bulletin ; toute une série de publications, de films, de bandes magnétiques et de prospectus destinés à une vaste audience.

• Améliorer la performance des jeunes filles en science et en mathématique : FEMSA?
Parrainé par l’Agence norvégienne pour le développement (NORAD), le programme Education des femmes en mathématiques et en sciences en Afrique (FEMSA), a été institué pour améliorer la performance des filles et des jeunes femmes dans les domaines des sciences, des mathématiques et des technologies (SMT) et renforcer les programmes scolaires. En collaboration avec le FEA, ce programme a soutenu la réalisation, par des chercheurs locaux, d’une série de profils nationaux sur l’accès à l’enseignement et les résultats scolaires en sciences et en mathématiques. Dans une seconde phase, les pays participants, en collaboration avec les ministères de l’éducation et les décideurs politiques, sont chargés de faire les ajustements nécessaires dans les programmes d’enseignement des écoles normales et dans les examens.

• Le partenariat pour la planification stratégique des ressources en Afrique (PSR)?
Ce volet découle des études pilotes du FEA sur les obstacles à l’éducation des jeunes filles et sur la planification stratégique des ressources en Ethiopie, en Guinée et en Tanzanie. Les études PSR s’appuient sur les résultats de travaux antérieurs sur la planification des ressources dans le secteur de l’éducation. Elles montrent qu’il est possible d’apporter des réformes coût-efficaces avec les ressources dont dispose actuellement le secteur de l’éducation. En outre, une ré-affectation de ressources axée sur l’équité peut réduire les coûts familiaux, rehausser la qualité et influer sur la demande parentale de scolarisation des jeunes filles. Neuf pays participent à l’initiative du PSR : l’Ethiopie, le Ghana, la Guinée, le Malawi, le Mali, l’Ouganda, le Sénégal, la Tanzanie et la Zambie.

Le partenariat a été créé pour promouvoir la planification stratégique des ressources au niveau national. Il intervient pour soutenir les projets d’examen de répartition des ressources nationales. Il organise des rencontres au niveau sous-régional qui examinent les stratégies d’affectation des ressources des pays au plan de l’équité. Enfin, PSR commandite des études détaillées sur la planification stratégique de ressources en Afrique. Ces activités sont menées conjointement par le FEA et l’Institut de développement économique de la Banque mondiale.

• Collaboration avec les ONG : l’Alliance
L’Alliance pour l’action communautaire sur l’éducation des filles (l’Alliance) a été créée afin de canaliser fonds et autres formes d’aide vers des ONG aptes à promouvoir l’accès des femmes à l’éducation. L’objectif de l’Alliance est de veiller à ce que s’établisse un partenariat dynamique entre gouvernements et ONG, afin de multiplier les canaux d’accès à l’éducation L’initiative est pilotée par l’UNICEF et un comité directeur international qui réunit divers organismes de financement. Des comités nationaux, constitués de professionnels de l’éducation, guideront le déroulement du programme dans chaque pays. L’Alliance a facilité le réseautage entre les ONG locales et les organismes de société civile et a offert un apport technique grâce à de petites subventions.


Réalisations

Parmi les nombreuses réalisations du groupe de travail, on compte des travaux de recherche de qualité, des publications, la création de sections nationales du FEA dans 31 pays, l’engagement des ONG au sein de l’Alliance, des profils et des programmes nationaux réalisés par le FEMSA dans douze pays, un programme de prix récompensant l’innovation. S’ajoutent à cela : sous les auspices du FEA, une alliance de ministres masculins résolus à réduire les grossesses chez les adolescentes et le décrochage scolaire ; des colloques nationaux sur la planification stratégique des ressources dans un nombre croissant de pays pour influer à la fois sur les politiques et sur le financement national et externe de l’éducation.


Publications du groupe de travail

Cliquez ici pour une liste des publications et des rapports de réunions du GTPF. Le texte intégral de certains rapports de réunions et publications est disponible en ligne.


Comment communiquer avec le groupe de travail
:

Pour obtenir plus d’information, veuillez écrire à :
Leader du GTPF/Coordinateur
Directeur exécutif Forum des éducatrices africaines
Mme Penina Mlama
P.O. Box 21394
00505 Ngong Road
Nairobi, KENYA
Tél. : +254 20 387 31 31/33 51/33 59
Fax : +254 20 387 41 50
Mél : pmlama@fawe.org
Site web : www.fawe.org


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