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AgropastoralL’agriculture a été le démarreur du développement économique de la plupart des pays développés. A quelques rares exceptions,  la croissance économique moderne a commencé à partir d'une révolution agricole. C’est généralement ce secteur qui non seulement fournit l’essentiel de la nourriture en zones rurales, mais offre de grandes opportunités aux industries agroalimentaires, de la nourriture pour les  travailleurs non agricoles et des marchés ruraux pour les industries urbaines. C’est sur ce socle vivifiant et relativement stable que se développent les industries qui sont, elles-mêmes, source de la modernité.

Le secteur agropastoral offre de considérables potentialités en matière d’emplois dans les pays africains. La croissance économique moderne a commencé, à partir de révolutions agricoles. Malheureusement, ce secteur a souffert le martyr dans ces pays depuis les indépendances à cause, essentiellement de choix malencontreux opérés par des élites africaines qui ont toujours fait de l’administration leur principale préoccupation. Au lendemain des indépendances déjà, en 1962, René Dumont, dans son célèbre réquisitoire  « L’Afrique noire est mal partie »[1]  observait que « la principale industrie des pays d’outre-mer est l'administration ».  Il argumentait que les africains devraient reprendre en main leur agriculture et se focaliser sur une culture vivrière locale qui permettrait d’éradiquer la faim et les autres maux hérités de la colonisation. Cette vision avait créé une grande polémique en son temps.

Vingt ans plus tard des visionnaires, comme le Président burkinabè Thomas Sankara (1983_1987), avaient fait de l'agriculture et de l'élevage leur cheval de bataille pour une autosuffisance alimentaire de leurs pays. Malheureusement, leurs discours ont été rarement entendus dans la plupart des pays africains et au sein des organisations internationales en général. Ce n'est octobre 2007, qu'un rapport de la Banque mondiale a reconnu que l'agriculture avait été "négligée", comme facteur de développement, alors que 75 % des populations les plus pauvres habitent les zones rurales. Son Président, Robert Zoellick, avait donc décidé que le financement de la Banque privilégierait désormais l'accès à la terre, à l'eau et à l'éducation des paysans.

Avec un tel appui, ce secteur devait normalement connaitre un grand regain d’intérêt dans les pays africains qui abritent les populations de jeunes, donc de bras valides,  parmi les plus importantes au monde. Malheureusement, il a été constaté plutôt un phénomène inverse : la jeunesse africaine semble avoir cherché son salut plutôt dans des fonctions publiques essoufflées, où ils attendent un hypothétique emploi pour bâtir un avenir marqué par la précarité. Ceci a contribué à renforcer le phénomène de jeunes diplômés vulnérables.

C’est pour toutes ces raisons que Zankey Faba a lancé sur sa plateforme, le débat sur le thème : « Comment intéresser les jeunes à l'investissement dans le secteur de l’agropastoral ?  Défis et expériences de jeunes ayant fait un pas vers ou accompli un retour réussi dans le milieu rural ».

Le rapport complet  de ces échanges est téléchargeable en fichier PDF ci-joint.

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