Appel de résumés: Conférence sur l'éducation des filles en Afrique

1. Introduction

L’Afrique a entrepris un projet de développement ambitieux guidé par l’Agenda 2063, le cadre stratégique qui présente la perspective africaine de développement relatives aux Objectifs mondiaux de développement durable (ODD) 2030 et qui guidera la transformation socioéconomique du continent au cours des 50 prochaines années. La résolution mondiale a positionné l’éducation comme la clé pour atteindre la plupart des objectifs des ODD. L’Afrique, saisissant l’opportunité présentée par l’ODD numéro 4 : « Assurer à tous une éducation équitable, inclusive et de qualité et des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie », renouvelle son engagement à transformer l’éducation pour veiller à ce que les filles et les garçons, les femmes et les hommes, participent et bénéficient sur un pied d’égalité de possibilités d’éducation et de ressources accrues. En 2016, les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine ont adopté CESA 16-25 comme document qui guidera le développement de l’éducation en Afrique et comme moyen de réaliser l’ODD 4. Sous-tendu par la vision de l’Union africaine : Réorienter les systèmes d’éducation et de formation de l’Afrique pour répondre aux besoins de connaissances, d’aptitudes, de compétences, d’innovation et de créativité afin de favoriser les valeurs fondamentales africaines et promouvoir le développement durable aux niveaux national, sous-régional et continental, le Forum des éducatrices africaines (FAWE) s’est joint aux discussions en cours sur la nécessité que les systèmes africains d’éducation et de formation se débarrassent du fardeau de l’héritage colonial et adoptent une éducation qui leur permettra de « créer » un nouveau citoyen africain qui sera un agent efficace de changement pour le développement durable du continent.

En suivi à la Triennale de l’éducation et de la formation 2017 de l’Association pour le Développement de l’Éducation en Afrique (ADEA) organisée en mars au Sénégal, le FAWE organise la Conférence sur l’éducation des filles en Afrique sur le thème : « Vers l’égalité des sexes dans l’éducation : mettre les jeunes en position de champion du programme pour l’éducation de l’Afrique ». La Conférence sur l’éducation des filles en Afrique se tiendra à Lusaka, en Zambie, les 23 et 24 août 2017. On attend qu’elle s’inscrive dans le prolongement des discussions sur l’éducation et la formation de la Triennale de l’ADEA, mais selon une perspective de genre. Le FAWE prévoit que la conférence inscrira fermement l’agenda d’égalité des sexes dans le programme de développement de l’éducation de l’Afrique, de façon à ce que les filles et les femmes soient pleinement intégrées dans le vivier des ressources humaines de l’Afrique. 

La conférence fournira la plateforme nécessaire pour permettre à l’Afrique de partager les connaissances de la recherche, les expériences, les leçons et les meilleures pratiques produites par la mise en oeuvre d’innovations de démonstration et pour explorer de nouvelles voies vers l’égalité des sexes dans l’éducation à tous les niveaux. Les solutions novatrices aux défis rencontrés par l’Afrique pour réaliser son aspiration d’atteindre l’égalité des sexes, tellement nécessaire, dans le capital humain sont particulièrement intéressantes.

2. Objectifs

Le principal objectif de la conférence est : parvenir à un consensus sur les solutions politiques et programmatiques réalistes pouvant être adoptées et reproduites dans le domaine de l’éducation et la formation en Afrique afin de supprimer les obstacles à l’égalité des sexes.

Objectifs spécifiques:

  • Fournir un forum pour que les jeunes s’engagent dans le débat politique sur le genre dans l’éducation et la formation ;
  • Partager les connaissances basées sur des données factuelles et les solutions innovantes pour réaliser l’égalité des sexes dans l’éducation ;
  • Identifier des politiques et des interventions programmatiques éprouvées pour accélérer les efforts vers l’égalité des sexes dans l’éducation en vue d’une reproduction possible en Afrique ;
  • Examiner des stratégies pour bâtir des réseaux et des partenariats afin de faire avancer l’agenda d’égalité des sexes pour l’éducation en Afrique ;
  • Exposer les grandes lignes de l’orientation stratégique du FAWE pour guider le Plan stratégique 2019-2023.

3. Le processus préparatoire pré-conférence

Dans le cadre de la préparation de la conférence, le FAWE lance un Appel à résumés aux communautés de chercheurs et de responsables de la mise en oeuvre afin qu’ils déposent des résumés de leur recherche ou de leur profil de programme/projet à des fins d’examen, avant d’être invités à produire les documents complets pour la présentation. Les documents devront exposer des politiques et des idées de programme nouveaux, pertinents et viables, notamment ceux qui centralisent l’engagement des jeunes, et avoir des résultats reconnus afin de convaincre les ministres de l’Éducation et les autres praticiens de l’éducation des filles de les adopter. L’Appel a été organisé dans le cadre des quatre objectifs stratégiques de CESA 16-25.

CESA OS 1/OS 4: Revitaliser la profession enseignante, afin d’assurer la qualité et la pertinence à tous les niveaux

La qualité de l’éducation exige que les nations fournissent aux enfants, aux jeunes et aux adultes les connaissances et les compétences nécessaires pour être des citoyens actifs et s’épanouir en tant qu’individus. On ne saurait trop insister sur la place centrale qu’occupent la pédagogie des enseignants pour améliorer la qualité des résultats d’apprentissage et leur rôle pour réaliser l’égalité des sexes. Dans ce groupe, les contributeurs partageront les leçons et les résultats de modèles réussis en matière de programmes/interventions de formation et de développement professionnel continu qui ont doté les enseignants, hommes et femmes, des connaissances, compétences et attitudes requises pour leur permettre de créer des environnements scolaires tenant compte de la dimension genre et de répondre aux besoins des garçons et des filles, des hommes et des femmes, dans le processus d’apprentissage à tous les niveaux, et pour améliorer la responsabilisation des filles et des femmes en particulier, qui continuent d’être marginalisées par la pratique de l’éducation.

CESA OS 5: Accélérer les processus conduisant à la parité du genre et à l’équité

La discrimination fondée sur le genre reste l’une des contraintes les plus insurmontables pour réaliser le droit à l’éducation (UNESCO, 2015). Cependant, l’inégalité en matière d’accès à une éducation de qualité est bien plus visible chez les personnes souffrant d’un handicap, les populations des localités éloignées et socialement exclues, les filles et les femmes vivant dans des sociétés très patriarcales, les pauvres, les personnes vivant dans des zones de conflit et de post-conflit. Dans le cadre de la communauté internationale, les États africains devront déplacer leur priorité visant à scolariser les filles et les garçons en nombre égal et viser à veiller à ce que non seulement tous les enfants et les jeunes restent à l’école et qu’ils achèvent tous les niveaux d’enseignement, mais aussi à ce qu’ils acquièrent les compétences nécessaires pour mener des vies saines et productives.

Le FAWE espère des contributions sur les services éducatifs destinés aux groupes marginalisés et à risque, en particulier les filles, et sur les meilleures pratiques et les initiatives bien documentées pour impliquer les garçons et les hommes dans la promotion de l’égalité des sexes dans l’éducation. Les contributions mettront en évidence des initiatives alternatives d’apprentissage pour les filles (enfants/jeunes) non scolarisées ‒ en particulier les handicapées et celles qui vivent des situations et des expériences de conflit et de post-conflit ‒ qui offrent des possibilités aux filles et aux femmes non seulement de s’inscrire et de rester à l’école, mais aussi d’obtenir de bons résultats d’apprentissage ; les programmes créant des environnements d’apprentissage tenant compte de la dimension genre qui favorisent un apprentissage réel ; et les innovations qui ont relevé les défis de fournir une éducation dans les situations de conflit et de post-conflit et qui ont réussi à atténuer la violence de genre en milieu scolaire (VGMS).

De plus, le FAWE attendra des contributions sur les initiatives qui ont réussi à développer le leadership des jeunes et l’autonomisation des filles pour qu’elles prennent en charge leur propre espace d’apprentissage. Citons parmi d’autres domaines d’autonomisation : conduire le changement dans leurs écoles et leurs communautés pour s’attaquer/éliminer les obstacles de seconde génération à l’égalité des sexes à tous les niveaux de l’éducation et de la formation et assurer des environnements d’apprentissage sûrs et tenant compte de la dimension genre. Les campagnes régionales/continentales conjointes réussies pour aborder les questions complexes qui limitent la pleine participation des filles et la réalisation de l’égalité des sexes dans l’éducation est un autre domaine intéressant à aborder dans les contributions.

CESA OS8 : Élargir les possibilités d’EFTP (à la fois aux niveaux secondaire et tertiaire et renforcer les liens entre le monde du travail et les systèmes d’éducation et de formation)

Le débat actuel sur les défauts des systèmes africains d’EFTP s’articule autour de la pertinence et de la qualité de la formation, et de la faible participation du secteur privé et de ses implications sur l’employabilité des diplômé(e)s. Les contributions de ce groupe devront mettre en évidence de quelle manière les interventions ont doté les individus non seulement de compétences professionnelles, mais aussi ... d’un large éventail de connaissances, de compétences et d’attitudes que l’on reconnait maintenant indispensables pour une participation utile au travail et à la vie... » (UNESCO, 2016)

4. Des mini-ateliers consultatifs et des possibilités de promotion professionnelle pour les organisations

Le FAWE organisera un espace « Salon professionnel » qui sera mis à la disposition des organisations souhaitant présenter leur travail. Dans le « Salon professionnel » de la conférence, les organisations sont invitées à présenter ou à organiser des ateliers consultatifs parallèles sur un sujet/idée spécifique ou une note de politique en relation avec la promotion de l’égalité des sexes. On demande à ces organisations de partager une note conceptuelle/manifestation d’intérêt énonçant clairement ce qu’elles souhaitent faire et le type d’espace requis.

5. Lignes directrices de présentation

La longueur des résumés, les notes conceptuelles/manifestations d’intérêt ne doivent pas dépasser deux (2) pages ou 1 000 mots, en excluant les références/la bibliographie. Le type de police recommandé est Calibri Body et la taille doit être 12. Les marges doivent être normales, à savoir 2,54cm, pour tout le cadre. Des lignes directrices supplémentaires sur la préparation des documents complets seront fournies aux auteurs dont les résumés seront approuvés.

Dates importantes:

  • Vendredi 16 juin 2017 : date butoir du dépôt des résumés
  • 23 juin 2017 : les résumés retenus sont invités à élaborer des documents complets
  • 21 juillet 2017 : date butoir du dépôt des documents complets

Veuillez envoyer vos résumés à [email protected] et mettre en copie [email protected] et [email protected]

LA DATE BUTOIR DU DÉPÔT EST LE VENDREDI 16 JUIN 2017