L'insertion des jeunes dans la vie active par lenseignement technique et la formation professionnelle, thème de la 47ème session de la CONFEMEN
La question de linsertion des jeunes dans la vie active
est un souci commun à tous les systèmes éducatifs.
Elle se pose avec une acuité particulière dans les
pays du Sud, principalement du fait de la courte espérance
de vie scolaire, et, dune école qui est souvent en
décalage par rapport aux réalités et aux besoins
de la communauté. Aussi, linsertion des jeunes dans
la vie active, quel que soit le niveau denseignement atteint,
demeure une préoccupation majeure pour la CONFEMEN. La déclaration
de Yaoundé, issue de la 46e session ministérielle
tenue à Yaoundé en 1994, avait tracé le schéma
dune école de base qui aurait deux finalités
: préparer lélève à la poursuite
des études secondaires certes, mais aussi à linsertion
dans la vie active si la scolarité nétait pas
poursuivie au delà de ce premier cycle. Lors de la 47ème
session de la CONFEMEN, les réflexions ont porté sur
lenseignement technique et la formation professionnelle. Malgré
son potentiel considérable dans le processus dintégration
des jeunes dans la vie active, cet enseignement ne représente
aujourdhui quune part négligeable de lenseignement
secondaire, tous pays de la CONFEMEN confondus.
La 47ème session ministérielle de la CONFEMEN (Conférence
des ministres ayant le français en partage), pendant laquelle
le thème de lenseignement technique et professionnel
a été débattu, sest déroulée
les 17 et 18 avril derniers à Liège.
Aujourdhui, dans les pays du Sud membres de la CONFEMEN, seuls
38% des enfants en âge daller à lécole
ont accès au cycle primaire, seuls 20% de ceux qui ont finalisé
ce cycle accèdent au secondaire et seuls 5 à 10% de
ces derniers ont accès à lenseignement technique
et professionnel. Lenseignement technique représente
donc une part marginale de lenseignement secondaire général.
Les 80% des élèves qui nont pas accès au
secondaire nont pour seule ressource de formation professionnelle
que lapprentissage traditionnel.
Outre son développement limité, lenseignement
technique et professionnel souffre de ressources matérielles
et humaines insuffisantes et de linadéquation entre loffre
et la demande de formation tant au niveau quantitatif que qualitatif.
A titre dexemple, la demande demploi est forte dans le
secteur informel (agriculture, artisanat, pêche, élevage,
transport), tandis que loffre est orientée vers le secteur
moderne (industrie, commerce).
Au terme du débat, les ministres présents ont adopté
à lunanimité la Déclaration de Liège
et décidé de placer lenseignement technique et
professionnel, avec léducation de base, au coeur de leurs
préoccupations et de leurs actions, en préconisant les
principes directeurs suivants : la reconnaissance de la formation
professionnelle et technique comme partie intégrante du système
éducatif, la valorisation de son statut par rapport à
lenseignement général, le recentrage des contenus
de formation visant à lacquisition de compétences
personnelles et de qualifications professionnelles.
Lintérêt suscité par le thème de
lenseignement technique et la formation professionnelle a conduit
les participants à proposer la tenue sur ce thème dAssises
francophones qui réuniront décideurs, responsables de
léducation et de la formation, et partenaires économiques,
afin dapprofondir le sujet et darrêter des stratégies
politiques opérationnelles.
Martine Boulanger, Documentaliste au Secrétariat technique
permanent de la CONFEMEN
Pour obtenir le document de référence,
Léducation de base : Vers une nouvelle école,
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CONFEMEN,
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