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[Image : Lettre d'information de l'ADEA]

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Ce qu'ils ont dit... Citations de Dakar


« A Dakar, nous avons appris que nous pouvons faire beaucoup dans une atmosphère informelle, collégiale et professionnelle. Mieux nous nous reconnaitrons comme des professionnels et des individus, de meilleurs partenaires nous serons. »

Ingemar Gustafsson
Président sortant de l'ADEA

« Les communautés doivent être associées à la gestion globale de l'éducation. Elles sont en mesure de déterminer ce qu'est la qualité de l'éducation. Il n'appartient pas aux structures « macro », autrement dit à l'Etat ou au ministère de l'Education nationale de définir ce qu'est la qualité de l'éducation. Par contre, les communautés savent ce qui est nécessaire, ce qui leur convient, ce qui répond à leurs attentes. »

Djibril Débourou
Professeur à l'université du Bénin
Député à l'Assemblée nationale, Bénin

« L'avenir de l'Afrique et sa place dans le monde dépendront beaucoup beaucoup d'une nouvelle alliance entre la volonté des peuples et les aides qui souhaitent la fortifier. »

Charles Josselin
Secrétaire d'Etat à la Coopération chargé de la francophonie
France

« Les investissements en éducation mettent du temps à porter fruit de sorte qu'ils n'intéressent pas ceux qui sont pressés. Il faut à un enfant au moins quinze ans de scolarisation avant que l'on puisse observer des résultats significatifs. Cela me rappelle une histoire que mes ancêtres racontaient autrefois. Un oiseau avait construit son nid dans un marécage. En quelques semaines, il y était bien installé. Un autre oiseau, plus prévoyant, avait pris le temps de construire son nid dans un rocher. Il avait fallu à cet oiseau un certain temps pour terminer son travail. Il s'était écoulé beaucoup de temps avant qu'il puisse pondre des oeufs et que son clan puisse se proliférer. Lorsque survint un feu de brousse, il fut sauvé. Par contre, l'oiseau qui vivait dans le marécage desséché et tout son clan furent anéantis. C'est le récit de « Engomba bwaliko and entegyeza koryeija ». Les investissements en éducation mettent du temps à porter fruit, mais ils constituent la voie la plus sûre vers la prospérité. »

Amanya Mushega
Ministre de l'éducation
Ouganda

« L'Afrique craint d'être marginalisée dans un monde interdépendant. Je soutiens que la globalisation peut oeuvrer en faveur de l'Afrique si trois choix sont faits : développer la culture de la démocratie, construire une économie de marché à caractère social et donner à l'éducation la priorité. »

Mats Karlsson
Secrétaire d'Etat à la coopération internationale au développement
Ministère des Affaires étrangères
Suède

« L'Afrique bouge et doit bouger plus vite encore. Réussir le développement signifie amener les plus démunis plus près des plus nantis. Nous sommes tous semblables. Nous voulons une meilleure vie pour nos enfants. Les êtres humains ne veulent pas de charité. Ils souhaitent qu'une occasion s'offre à eux, ils souhaitent saisir une chance. Pour les populations d'Afrique, cette chance, c'est l'éducation. »

Jean-Louis Sarbib
Vice président
Banque mondiale

« L'école est au coeur du contrat social : lorsqu'elle ne joue plus son rôle, il est illusoire de croire que la croissance, la paix sociale, la présence réelle dans l'échange international ont quelque chance d'advenir et de durer... L'école et la société, c'est tout un ; parce que la crise de l'école touche aux fondements de nos sociétés, son traîtement revient à l'Etat, dont la première responsabilité morale est d'interdire que le tissu social ne se déchire irrémédiablement. »

Charles Josselin
Secrétaire d'Etat à la Coopération chargé de la francophonie
France

« La qualité n'est pas une réalité objective. Elle découle d'un consensus social et politique négocié. Cela veut dire que tout partenariat devrait débuter par une négociation centrée sur les perceptions et les valeurs, ainsi que sur la façon dont elles se manifestent dans des interprétations et des instruments particuliers. Cela est au coeur même de la notion de partenariat. Avec le South African National Qualifications Framework, qui est maintenant une réalité politique et législative en Afrique du Sud, se déroule une histoire fascinante. Ce cadre découle d'une négociation portant sur ce que l'on pourrait appeler « l'éducation axée sur les résultats ». Cette notion signifie qu'il faut définir le système non pas en termes d'intrants ou de procédés, mais plutôt en termes de résultats. Ces résultats sont les compétences que la société juge essentielles pour le présent et pour l'avenir du pays. C'est un regard prospectif sur les aptitudes, les compétences et les connaissances dont la société aura besoin. Cette approche englobe tous les intervenants – des syndicats aux groupes politiques et professionnels. Ces groupes sont représentés au sein de conseils chargés de définir les résultats et les compétences... »

Ash Hartwell
Conseiller principal aux politiques
USAID

«...La question de la qualité de l'éducation ne peut être approchée que de manière globale. Tous les acteurs doivent être renforcés dans leurs rôles : gouvernements, enseignants, parents, directeurs d'établissements. Il faut renforcer les gouvernements au niveau de la formulation de politiques, de la planification du développement de l'éducation, de la gestion et le pilotage du système, de la recherche, etc. Il faut renforcer les enseignants dans leur capacité pédagogique, les parents dans leur capacité de suivi des enfants, les directeurs d'établissements dans leur capacité de leadership au niveau des écoles...»

M. Mamadou Ndoye
Ministre délégué chargé de l'Education de base et des Langues nationales
Sénégal

«...Il m'arrive de rencontrer des anciens stagiaires de l'IIPE qui me disent « nous ne sommes pas suffisamment utilisés ». Nous devons former des personnes, oui. Mais nous devons aussi utiliser nos ressources. Dans la plupart des pays africains, il y a des richesses, des gisements de capacités fantastiques qui ne sont pas utilisés. Identifions ces gisements, valorisons-les, utilisons-les...»

Jacques Hallak
Directeur de l'Institut international de planification de l'éducation
Sous- Directeur Général, UNESCO

"... Aider une personne ou l'aider à se développer sont deux choses très différentes. Un proverbe chinois célèbre dit qu'il vaut mieux apprendre à une personne qui a faim à pêcher plutôt que de lui donner à manger. On pourrait dire la même chose de l'Afrique. L'Afrique a besoin d'être équipée avec les savoirs nécessaires pour quelle puisse produire ce dont elle a besoin. L'Afrique n'a pas besoin d'expertise extérieure pour développer et mettre en place ses politiques mais de ressources qui l'aideront à développer le savoir-faire dont elle a besoin pour son propre développement, pour qu' elle se libère enfin de sa dépendance financière et intellectuelle...»

Sibusiso Bengu
Ministre de l'Education
Afrique du Sud




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modifiée : le 14 mars 2001