Le Groupe de travail sur l'enseignement supérieur
Qu'est-ce que le Groupe de travail sur l'enseignement supérieur?
Le Groupe de travail sur l'enseignement supérieur (GTES) a été créé en 1989 pour renforcer la collaboration entre les gouvernements africains, les organismes de développement et les établissements d'enseignement supérieur afin d'améliorer l'efficacité de l'aide extérieure et appuyer la revitalisation des universités africaines. Parmi les participants, figurent les organismes de développement qui soutiennent l'enseignement supérieur en Afrique et plusieurs universités africaines. La Banque mondiale est l'organisme pilote du GTES; elle collabore de près avec l'Association des universités africaines (AUA) . La participation des ministères de l'éducation est également recherchée.
Quels sont les objectifs du Groupe de travail?
L'objectif général du groupe de travail est d'aider les nations africaines à réduire leur dépendance technologique, intellectuelle et économique en donnant aux universités les moyens de former des diplômés compétents et bien informés capables de diriger leur pays durant le prochain siècle.
Les objectifs spécifiques sont : améliorer la compréhension de la crise de l'enseignement supérieur en Afrique subsaharienne et trouver des solutions efficaces; úuvrer vers le développement d'un consensus entre gouvernements africains et organismes de développement sur les priorités de financement de l'enseignement supérieur; tester des mesures correctives gr&Mac226;ce à des projets-pilotes développés en collaboration avec d'autres partenaires; encourager le partage d'expériences au niveau régional.
Quelle est la stratégie du groupe de travail?
La stratégie du groupe de travail consiste à promouvoir la sensibilisation aux problèmes des universités africaines et à favoriser leur compréhension en aidant à analyser les problématiques et à diffuser les résultats. Dans un contexte de ressources toujours plus réduites, le groupe de travail encourage la planification stratégique par les universités africaines afin d'accroître l'efficacité de l'aide. Il soutient l'AUA pour qu'elle puisse représenter plus efficacement et mieux faire avancer les intérêts de l'enseignement supérieur en Afrique. Le Groupe de travail sert aussi de forum encourageant la recherche d'un consensus entre organismes de développement sur les priorités et les modalités de financement de l'enseignement supérieur.
Comment fonctionne le groupe de travail?
Au cours des deux prochaines années (1999-2000), le GTES aura comme thème central l'utilisation des technologies de l'information et de la communication pour améliorer l'enseignement et la formation dans les universités africaines. Parmi les autres activités, mentionnons : (a) trois études de cas de réforme universitaire en Afrique durant les années 1990; (b) deux ateliers de formation destinés aux universités sur les méthodes de planification stratégique; (c) production et mise à l'essai de matériels de formation et d'orientation destinés aux membres des conseils d'administration des universités; (d) production d'un répertoire des ressources existantes sur Internet; (e) six ateliers de formation pour le personnel enseignant des universités sur l'utilisation de ce répertoire.
Le GTES organisera d'autres réunions pour discuter des questions d'actualité dans le domaine de l'enseignement supérieur. Les réunions les plus récentes ont abordé les thèmes suivants : la participation des femmes; la gestion et le financement des universités; les programmes de formation du troisième cycle; l'enseignement supérieur à distance; les politiques d'enseignement supérieur; les perspectives de coopération inter-universitaire pour l'enseignement et la recherche du troisième cycle.
Les réalisations
Le GTES a produit une série d'études concernant l'enseignement supérieur, la plupart effectuées par des universitaires africains. Parmi les documents les plus importants, on trouve : une évaluation de plusieurs expériences de planification stratégique dans les universités africaines; une enquête sur les programmes d'enseignement supérieur à distance; une analyse de la nécessité de concevoir, à l'usage des universités africaines, un système simplifié pour rendre compte de la gestion des fonds en provenance des bailleurs de fonds.
Les documents sur la mission et le rôle futurs des universités africaines ont été produits et présentés au colloque conjoint de l'AUA/ADEA à Lesotho en janvier 1995. Quelque 300 personnes représentant 100 universités, gouvernements, groupes régionaux africains et organismes de financement ont participé à la réunion.
Le Groupe de travail a également établi une liste de priorités à l'intention des organismes de financement. Figurent parmi les priorités : promouvoir les exercices de planification stratégique dans les universités; éliminer le financement de projets spécifiques et accentuer le financement institutionnel de programmes à long terme permettant la participation locale et le renforcement des capacités; appuyer les programmes multinationaux de formation des diplômés, ainsi que la recherche en enseignement supérieur.