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Conférence de l'éducation pour tous de l'Afrique subsaharienne (Johannesburg, 6-10 décembre 1999)

Les cinq organismes qui ont convié le Forum de l'éducation pour tous (EPT) - UNESCO, UNICEF, PNUD, FNUAP et Banque mondiale - ont entrepris l'exercice d'évaluation le plus ambitieux jamais entrepris en éducation de base : l'« Evaluation Education Pour Tous 2000 ». Plus de 160 pays dans le monde entier évaluent le chemin parcouru depuis 1990 dans l'offre d'éducation pour tous. Quarante-neuf pays d'Afrique subsaharienne participent à cet examen. La conférence des pays d'Afrique subsaharienne - qui aura lieu du 6 au 10 décembre prochain - est l'un des événements marquants de l'Evaluation 2000. Elle se tiendra, comme la biennale de l'ADEA, à l'hôtel-centre de conférences Mövenpick-Inbada.

Vers une nouvelle vision de l'éducation en Afrique

Le thème de la conférence est « l'Education pour la renaissance de l'Afrique dans une économie, une communication et une culture globalisées ». Les discussions viseront à : a) développer une nouvelle vision de l'éducation africaine dans le contexte plus large de la promotion de l'enseignement pour le développement ; b) passer en revue les résultats obtenus ces dix dernières années pour atteindre les buts et les objectifs nationaux ; c) identifier les nouvelles priorités, à partir des évaluations nationales et régionales, et les recommandations.

Le vendredi 10 décembre sera consacré au « programme pour le XXIe siècle » et au message que l'Afrique délivrera lors de la réunion générale au sommet - qui se tiendra à Dakar, en avril 2000 - afin que ses problèmes spécifiques soient pris en considération.

D'après le Dr Ko-Chih Tung, président du Conseil technique régional de l'EPT pour L'Afrique de l'Est et l'Afrique australe, « Certains des problèmes clés trouvent une solution alternative rentable à l'éducation formelle traditionnelle en intégrant l'éducation formelle et non formelle à un enseignement tout au long de la vie »

Les participants

Pour conforter les partenariats entre gouvernements, organisations internationales et non gouvernementales et les sociétés civiles, les équipes régionales ainsi que les ONG sont conviées à cette conférence. Les représentants des ONG assisteront à une réunion conjointe ONG/EPT qui aura lieu les 2-4 décembre, avant la Conférence EPT de l'Afrique subsaharienne. Pour chaque pays, seront invités le ministre de l'éducation et son chef de cabinet ; le coordonnateur national EPT ; un représentant de société civile.

L'atelier préparatoire de Harare

Les coordonnateurs nationaux EPT se sont réunis à Harare, entre le 27 septembre et le 5 octobre dernier. Ils ont identifié les problèmes clés qui fourniront matière aux discussions de la Conférence de l'Afrique subsaharienne. Il s'agit, en résumé, des points suivants :

  • Jomtien, avant et après : la plupart des pays s'étaient penchés sur les politiques nationales de l'éducation, bien avant que le mouvement EPT n'existe. Les pays d'Afrique australe se réfèrent au « Protocole SADC » qui correspond aux objectifs de l'EPT ;
  • les évolutions économiques et sociales affectent la capacité des pays à dispenser l'éducation : les politiques éducatives de nombreux pays ont été affectées par les évolutions macro-économiques et autres changements, lesquels ont eu des conséquences désastreuses sur leur capacité à assurer l'éducation de leurs peuples. Certains pays ont connu des guerres civiles, qui ont ruiné la vie sociale, et entraîné des épidémies ou poussé à la contraction de dettes. Beaucoup ploient sous le fardeau de lourds endettements. Dans de nombreux pays, le SIDA est un fléau dont les conséquences pour les responsables de politiques éducatives sont incalculables.
  • accès et qualité : la plupart des pays africains n'ont pas atteint leurs objectifs d'accès à l'éducation. Une question fondamentale est de savoir comment améliorer la qualité et la pertinence de l'éducation. Une autre question cruciale est liée à la durabilité de l'éducation en termes de coûts et d'adéquation sociale.
  • partenariats internationaux et nationaux : de nombreux pays critiquent leur partenariat avec les bailleurs de fonds, qui semblent parfois poursuivre leur propre programme de travail plutôt que celui des pays dans lesquels ils travaillent. Il semble également que peu de liens aient été forgés avec les partenaires de la société civile.
  • le rôle du gouvernement : une distinction doit être faite entre les fonctions de financement, de législation et d'offre d'éducation. Les stratégies devraient impliquer divers partenaires qui peuvent apporter des ressources et des capacités différentes. Le rôle central du gouvernement réside dans la définition de normes et de standards et dans la règlementation pour encourager et faciliter la participation d'autres partenaires, y compris ceux venus du secteur privé.




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modifiée : le 29 décembre 1999