L'ADEA soutien le développement d'une politique d’éducation pour la paix au Kenya

Le ministère de l’Education, des Sciences et de la Technologie du Kenya (MOEST) vient de finaliser et d’approuver la toute première politique sur l’éducation pour la paix du secteur de l’éducation élaborée par un pays africain. La politique, rédigée en anglais, sera traduite en français et en portugais et sera partagée avec d’autres pays africains.

L’ADEA, qui a facilité la mise en place du Pôle de qualité inter-pays sur l’éducation pour la paix (PQIP-EP) a apporté un soutien technique à l’élaboration de la politique à travers la participation de Shem Bodo, gestionnaire du programme du Groupe de travail de l’ADEA sur la gestion de l’éducation et l’appui aux politiques (GTGEAP). Le Plan d’action du PQIP prévoit l’élaboration de telles politiques par les pays qui participent aux activités du PQIP.  

Le processus d’élaboration de la politique a démarré en 2009 lorsque le ministère a mis sur pied une équipe technique composée du MOEST, de la Teachers Service Commission (TSC), du Kenya Education Management Institute (KEMI), du Kenya Institute for Curriculum Development (KICD), de la Moi University, de l’UNICEF et de l’UNESCO.  L’équipe a organisé deux ateliers pour élaborer le cadre initial et le premier projet de document politique intitulé  ‘Politique sur l’éducation pour la paix du secteur de l’éducation’.

Le projet de politique a ensuite été partagé avec les parties prenantes et les partenaires, dont : le ministère de la Jeunesse et des Sports, le Direction des adultes et de la formation continue parmi lesquels figurent, la Division de l’enseignement supérieur, le ministère de la Cohésion nationale, le Comité directeur national pour l’instauration de la paix et la gestion des conflits, la Commission nationale de cohésion et d’intégration, les partenaires du développement, ONG et OSC, associations de directeurs, syndicats d’enseignants, associations de parents d’élèves, et la direction du ministère de l’Education, des Sciences et de la Technologie du Kenya.

Le dernier projet de document, en conformité avec la Constitution du Kenya de 2010  et le nouveau cadre juridique de l’éducation, a été élaboré en 2013.
Parmi les principales dispositions de la politique figurent :

  • l’intégration d’approches sensibles à la question des conflits dans l’éducation et la formation pour favoriser une culture de la paix ; 
  • l’intégration de l’éducation pour la paix dans les programmes d’éducation et de formation ;
  • le soutien du secteur de l’éducation et de la formation dans les situations d’urgence ;
  • le développement d’un cadre institutionnel solide pour l’éducation pour la paix ;
  • le développement de collaborations et de partenariats ;
  • la gestion de l’information et la communication ;
  • contrer la violence et l’extrémisme.

Le document de politique définitif a été validé par les parties prenantes et approuvé par  les cadres dirigeants du ministère de l’Education, des Sciences et de la Technologie du Kenya.
L’un des principaux défis rencontrés lors de l’élaboration de la politique était l’absence de matériels de référence adéquats, notamment de politiques sur l’éducation pour la paix d’autres pays.

Le gouvernement du Kenya apprécie la nécessité d’investir dans des interventions qui favorisent la paix et la cohésion nationale, tel qu’énoncé dans la Constitution du Kenya de 2010 (Article 10) et la Vision 2030 du pays. Les objectifs de l’éducation au Kenya insistent sur la promotion de l’unité nationale, de solides valeurs religieuses et morales, du développement individuel et de la réalisation de soi, ainsi que du respect et de la reconnaissance de la  diversité. Le Programme d’éducation pour la paix a été lancé en 2008 par le ministère de l’Education, des sciences et de la Technologie (MOEST) pour compléter les efforts pour promouvoir la paix dans et à travers l’éducation.

Voir "Politique d'éducation pour la paix du Kenya"

Pour d’informations, contactez Mary Kangethe,  chargée d’éducation, ministère de l’Education, des Sciences et de la Technologie du Kenya, [email protected]