L'ADEA met en lumière le rôle des données dans la transformation de l’EdTech lors d’une rencontre de la Fondation Mastercard
Les 28 et 29 août, l’ADEA s’est jointe à des voix influentes d’Afrique et d’ailleurs lors de la rencontre organisée par le Centre pour l’enseignement et l’apprentissage innovants en EdTech de la Fondation Mastercard, tenue à Nairobi, au Kenya. L’objectif de cet événement de deux jours était d’explorer comment la technologie peut favoriser un changement significatif et inclusif au sein des systèmes éducatifs. Cette rencontre a rassemblé des innovateurs et des partenaires pour réfléchir aux progrès réalisés, partager les enseignements tirés et tracer une voie d’action collaborative dans le domaine de l’EdTech.
L’un des moments forts de la rencontre fut une discussion informelle sur la prise de décision fondée sur les données, à laquelle a participé Inyang Udo-Umoren, cheffe de projet de l’initiative de l’ADEA sur les défis liés aux données dans l’éducation et les compétences, aux côtés de représentants de la Banque mondiale. Modérée par Wariko Waita, Directrice des affaires publiques et de la communication – Éducation et transitions à la Fondation Mastercard, la discussion a porté sur le rôle crucial des données dans l’élaboration de stratégies EdTech efficaces et inclusives.
Inyang a partagé les résultats de l’évaluation en cours de l’ADEA sur les écosystèmes de données en matière d’éducation et de compétences à travers l’Afrique. Elle a mis en évidence des lacunes persistantes en matière de capacités institutionnelles, d’infrastructures, de cohérence des politiques et de cadres de gouvernance qui freinent la planification fondée sur les données et la mise à l’échelle des solutions. La discussion a également permis d’explorer :
- Les enseignements tirés du rapport de la Banque mondiale sur l’indice de préparation à l’EdTech, qui révèle des niveaux de préparation très variables entre les pays africains, notamment un écart important entre les politiques et leur mise en œuvre ;
- Les opportunités de collaboration avec les hubs technologiques pour développer des solutions interopérables alignées sur les priorités nationales et les curricula ;
- La nécessité de renforcer les capacités locales en matière de littératie des données et de mise en œuvre numérique ;
- Le rôle des mécanismes de redevabilité dans la traduction des politiques en résultats mesurables.
Dans son discours d’ouverture, Tina Muparadzi, Directrice exécutive, Éducation et transitions à la Fondation Mastercard, a rappelé aux participants que la technologie ne prend tout son sens que si elle conduit à des résultats concrets et inclusifs. Elle a souligné que le travail de la Fondation, à travers ses programmes EdTech et ses partenaires, a déjà permis à des millions de jeunes et de femmes d’accéder à des opportunités d’emploi, tandis que des partenaires comme la Banque mondiale et l’ADEA soutiennent les évolutions politiques et les stratégies fondées sur les données pour amplifier cet impact. Toutefois, elle a insisté sur le fait que la voie à suivre exige davantage d’innovation et de coordination.
« Comment la technologie peut-elle véritablement transformer nos systèmes éducatifs ? », a-t-elle demandé. « Et comment pouvons-nous, en tant que partenaires, aller plus loin ensemble ? »
La rencontre a mis l’accent sur la conception centrée sur l’humain – en particulier pour atteindre les jeunes femmes et les personnes en situation de handicap. Pour faire évoluer le statu quo, l’appel était clair : concevoir avec empathie, concevoir avec intention, et garantir la représentation des femmes à chaque étape – de l’idéation à la mise en œuvre.
Enfin, la session a renforcé un engagement commun : la technologie n’est pas seulement un outil – c’est une base pour l’équité, la redevabilité et la transformation systémique des systèmes éducatifs.